Inceneritori, una storia di eco-balle
par Thomas Nispola
Continuons notre tour d’Italie de l’énergie, avec la cinquantaine de « thermovalorisateurs » actuellement en service dans le pays. Partout, la population proteste contre leur présence. Les raisons de cette opposition sont extrêmement nombreuses. Mais il faut croire qu’elles sont moins puissantes que la raison de l’argent, qui a poussé le gouvernement Berlusconi à soutenir un mode de gestion des déchets absurde et mortifére.
Les « ecoballe », ce « sont les « meules » de déchets qui finissent dans un incinérateur. Les « balle », familiérement, désignent aussi les mensonges. Et, hasard de la langue italienne, en matiére d’« ecoballe », le mensonge (y compris d’état) est la régle.
Une cinquantaine de « thermovalorisateurs » sont actuellement en service en Italie. Un « thermovalorisateur » ? Ca n’existe pas. Le terme « termovalorizzatore » n’existe guére qu’en Italie, et n’est pas reconnu par l’Union Européenne. Il est trompeur, pour ne pas dire abusif. Les fameux termovalorizzatori devraient plus exactement être appelés des « incinérateurs avec récupération d’énergie ». Ce sont en effet des incinérateurs – censés brûler uniquement des déchets non-recyclables – dans lesquels la chaleur produite est récupérée afin de faire tourner une turbine qui génére de l’électricité, puis potentiellement, envoyée à travers des canalisations pour le chauffage urbain (comme à Brescia par exemple).
Pourquoi alors partout en Italie la population se mobilise-t-elle contre ces installations ? Les raisons sont multiples.
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