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Italie: Mastroianni

» Mastroianni, l'homme et l'acteur
Par Rocco Femia
Le métier d’acteur, je le vis comme un jeu merveilleux. Jouer est presque mieux que faire l’amour, parce que c’est enivrant de prendre l’aspect, les attitudes et la psychologie de quelqu’un d’autre. Jouer est un véritable jeu. Un jeu compliqué et malicieux ”.

Paroles de Marcello Mastroianni, l’un des acteurs les plus aimés de tous les temps. Il ne voulait pas être un latin lover car il se disait lui-même trop paresseux mais, en même temps, il était toujours entouré de très jolies femmes. Son plus grand secret était probablement d’aimer la vie et de ne se prendre jamais trop au sérieux, de considérer son travail comme un jeu. Mastroianni d’ailleurs n’aimait pas utiliser le mot “ travailler ” parce qu’il signifiait pour lui effort et fatigue. Il s’amusait à le remplacer par le mot français “ jouer ” qui lui semblait plus proche de sa vision du travail d’acteur, une tâche agréable et peu pesante.

Voilà l’image de Mastroianni que Matilde Hochkofler, écrivaine et journaliste italienne, spécialiste du cinéma, nous offre dans le livre qu’elle lui consacre à l’occasion de l’anniversaire de sa disparition : Marcello Mastroianni. Il gioco del cinema, Gremese éditeur (édité en italien et en français : Marcello Mastroianni. Le jeu plaisant du cinéma, toujours chez Gremese).

Né à Fontana Liri, dans la province de Frosinone, non loin de Rome, le 28 septembre 1924, sous le signe de la Balance, Marcello, après un bref séjour à Turin, débarque à Rome, à seulement neuf ans, avec ses parents et son frère Ruggero qui deviendra plus tard un spécialiste du montage cinématographique. “ La famille était importante, surtout parce que c’était peut-être la seule chose que l’on possédait. On se souvient avec nostalgie des réunions à l’occasion de fêtes. On se rendait chez nos grandsparents, on y retrouvait nos oncles et tantes, nos autres cousins, et puis il y avait les repas, au cours desquels on mangeait des plats particuliers, réservés pour ces occasions.
Pour nous, enfants, et même adolescents, c’étaient des vraies fêtes que l’on attendait toujours avec beaucoup de plaisir ; c’était une vraie famille comme le veut la tradition, presque patriarcale, avec le grand-père qui commande et qui fait obéir tout le monde. De nos jours, on est plus bohème, on n’a plus ce besoin d’être tous ensemble dans la forteresse ”. Le désir de devenir acteur ? Mastroianni l’a ressenti dès l’enfance. Mis à part les spectacles de la paroisse?, dont tout le monde se souvient, il rêve déjà du monde du cinéma qu’il fréquente régulièrement, habitant près de Cinecittà, comme figurant
.

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