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Italie: Sophia Loren

Italie: Sophia Loren1

» Sophia Loren: un glamour tout méditerranéen
Par Mélie Pailhoux
De Sofia Scicolone, modeste petite Napolitaine… à la Loren, star incandescente de l’âge d’or du cinéma.

Sophia Loren est une icône vivante. Aucun doute là-dessus. Une incarnation féminine du septième art, célèbre dans le monde entier, adulée sans discontinuer depuis presque cinq décennies. Mais sous cette réussite de légende se cache un parcours fait aussi de ténacité, de travail acharné et d’une énergie vitale peu commune. Ses origines sont en effet des plus modestes. Elle a grandi à Pozzuoli, à une quinzaine de kilomètres au nord de Naples, au sein d’un milieu ouvrier et de la vaste famille gravitant autour de la maison de ses grands-parents maternels. Durant le temps de guerre, quand le front passa sur la Campanie, elle connu même vraiment la misère.

Sofia reçu le cinéma en héritage. Pas comme un dû, mais comme un rêve. Sa mère avait toujours voulu être actrice et fut même distinguée comme sosie de Greta Garbo au début des années 30. C’est d’ailleurs en traînant ainsi à Rome parmi les gens du métier qu’elle rencontra Riccardo Scicolone. Sofia naquit de leur brève passion, le 20 septembre 1934. De père, pourtant, elle n’en eu pas. Car à peine l’eut-il reconnu qu’il s’éloigna définitivement, refusant tout mariage. Elle resta ainsi le fruit d’une mère célibataire, ce qui n’était pas rien dans l’Italie moraliste du milieu du siècle. Peut-être est-ce pour cela que le désir de percer la tenaillait tant. Distinguée à treize ans à peine lors d’un concours de beauté, on dit que sa robe de soirée avait été confectionnée par sa nonna bien-aimée avec le tissu des rideaux du salon ! Tandis que la Péninsule découvre le cinéma hollywoodien, sa mère la pousse, lui obtenant une figuration quand « Cuori sul mare » (1950) est réalisé dans la ville de Naples, puis l’amenant à Cinecittà où elles décrochent une paye de figurantes parmi les foules employées pour les reconstitutions de « Quo vadis ? » (1951).
C’est pourtant grâce au roman-photo que le public va commencer à l’aimer, sous le pseudonyme de Sofia Lazzaro. Ce genre mélo, alors très populaire, lui vaut, à seize ans, les premières lettres enflammées de ses admirateurs. Devant les caméras, par contre, elle doit tenter la moindre occasion de s’affirmer, parmi les milliers de jeunes filles désirant se faire une place. Elle entre donc dans le cinéma par la petite porte, tentant d’apparaître dans des films de série B.

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