» Le mythe de la salubrité
Par Flavio Apriglianese
Pythagore, Milon, Démocède nous rappellent que, depuis toujours, la Calabre est synonyme de terre salubre. Là-bas tout n'est qu'ordre et beauté… Retour aux racines antiques de quelques éléments fondateurs de la culture calabraise.
Nous
sommes en 515 avant J.C., au cœur de l'empire perse, à la cour de Darius.
D'après ce que raconte l'historien Hérodote, un médecin de Crotone, Démocède,
avait guéri le Grand Roi et son épouse, méritant ainsi de grandes faveurs.
Ce n'était sans doute pas l'unique raison qui faisait résonner dans la
capitale perse le nom de la ville grecque du lointain occident : Crotone.
Très célèbre, observe encore Hérodote, était auprès du Roi l'athlète Milon,
plusieurs fois vainqueur des jeux olympiques et des concours panhelléniques,
l'athlète peut-être le plus célèbre du monde grec. Si, pour les Perses,
Crotone était donc la ville des médecins et des athlètes, pour les Grecs
de cette époque c'était aussi la résidence choisie par le savant par excellence,
Pythagore, qui avait quitté l'Asie Mineure et sa ville natale de Samos
pour se réfugier sur les rives de la mer Ionienne, au centre de ce qui
constituait alors la Magna Grecia (la Grande Grèce).
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