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Italie: Girovago

 

 

» Girovago, un vagabondage calabrais
Par Laure Teulières

Issu d’une famille d’exilés calabrais, le réalisateur Maurice Fontaine est né en pays de mémoire, à la charnière de deux cultures. De cette quête intime, il a fait la matière même de son ¦uvre cinématographique. Son dernier film, « Girovago », nous plonge au coeur du destin émigré, transmis et transmué entre plusieurs générations.

Maurice Fontaine fait des films, l’image est son métier. Mais lors des projections publiques, il faut l’entendre répondre aux questions de la salle. Entretien avec un documentariste qui sait aussi faire oeuvre de parole.

Quelles sont vos origines ?
"Je suis né à Nice, de père français et d’une mère d’ascendance calabraise. Il y a d’ailleurs un paradoxe sur mon nom : beaucoup de mes films ayant un sujet italien, les gens croient que je m’appelle Fontana, françisé en Fontaine. Ils n’arrivent pas à imaginer qu’une part de culture puisse être transmise par la mère, même si celle-ci ne transmet pas le nom. L’interrogation sur l’italianité ou la calabrésité, je la tiens pourtant de ma mère. Pour moi, c’est elle la source – l’oriunda – l’origine de la transmission. Elle a vraiment fait le choix d’être une originaire pour faire passer les valeurs auxquelles elle croyait. En même temps, comme elle le dit dans le film, c’est pour elle un échec car elle n’a pas réussi à transmettre ce qu’elle voulait à ses enfants. Elle l’a déclaré au début du tournage, et ce fut pour moi un choc et une surprise. "

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