» Assise, en paix au-delà des blessures
Par
Flavio Apriglianese
Ville
religieuse, ville mémoire toute entière dédiée à l’une des plus émouvantes
figures du christianisme. San Francesco est né en ce lieu et l’a révélé
à lui-même. La spiritualité y infuse en terre d’élection.
Sur cette terrasse naturelle
qui s’avance dans la verdure apaisante de la Vallée Ombrienne,
François a vécu, parlé, enseigné son christianisme humble
et révolutionnaire. On le perçoit surtout à la douceur
indescriptible des matins et à la beauté poignante des
couchers de soleil qui rendent à la pierre rose du Subasio,
là où sont bâties les maisons et les églises d’Assise,
sa couleur naturelle. Assise ne serait pas Assise si n’y
était né et n’y avait vécu, entre les XIIIe et XIVe siècles,
frère François, le saint patron de l’Italie, fondateur
de l’ordre des franciscains, celui qui a donné au catholicisme
une spiritualité nouvelle. Assise donc, ville spirituelle
par excellence, centre antique de l’Ombrie, unique pour
la beauté de son paysage et pour l’atmosphère mystique
qui l’habite. Assise, temple de la foi et gardienne d’incomparables
trésors artistiques. La visiter signifie s’immerger dans
un lieu intemporel où le monde se met entre parenthèses
et où il devient plus facile de se retrouver soi-même.
Voici donc un peu d’histoire de la ville, un itinéraire
à travers ses beautés et ses curiosités. Assise s’allonge
sur les pentes du mont Subasio, au-dessus de la plaine
où coulent le Topino et le Chiascio. Bien qu’elle puisse
se référer à son origine romaine, son aspect actuel, ses
édifices et sa structure urbaine sont clairement marqués
par son développement médiéval. C’est en l’an mille que
la ville est devenue commune indépendante et c’est justement
pendant cette période qu’elle a connu un extraordinaire
développement grâce surtout à l’action des moines et tout
particulièrement des bénédictins. C’est ici qu’est né,
aux alentours de 1180, Saint François, le citoyen d’Assise
le plus célèbre.
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