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Radici d'Italia: Vittorio De  Sica
 
 

» Vittorio De Sica, génie et sentiment
Par Flavio Apriglianese

2004 est l’année du trentième anniversaire de la mort de Vittorio De Sica, représentant incontournable du Néoréalisme italien. À cette occasion, Radici a rencontré son fils, Manuel, compositeur de nombreuses musiques de films italiens. Parmi ses initiatives, un livre au titre emblématique La porta del cielo (La porte du ciel), consacré au grand Vittorio.

Un génie mais aussi un grand sentimental, un acteur né et l’un des plus incroyables réalisateurs de l’histoire du cinéma, aujourd’hui encore vénéré dans le monde entier. C’est cette année que l’on fête le 30e anniversaire de la mort de Vittorio De Sica, survenue à Paris, sa seconde patrie, le 13 novembre 1974 des suites d’une intervention chirurgicale. Sa vie fut plutôt aventureuse, riche de succès, mais aussi de dures batailles et de déboires (il avait la réputation d’être un joueur acharné mais pas pour autant chanceux !). Né à Sora, près de Frosinone, pas loin de Rome, le 7 Juillet 1901 d’une famille pauvre, il grandit à Naples, commence à travailler comme commis de magasin puis s’installe à Rome avec sa famille, où il obtient le diplôme de comptable. Sa passion pour le théâtre se manifeste tout de suite, dès l’âge de 16 ans, il interprète alors presque toujours des rôles comiques. En 1923, il intègre la compagnie de Tatiana Pavlova, où il fait la connaissance de Giuletta Rissone, actrice piémontaise, passionnée d’art et qui deviendra son épouse. En 1933, même si Vittorio est déjà entré dans le monde du cinéma, il fonde avec son épouse et d’autres acteurs une compagnie théâtrale. En 1932, il interpréte Bruno dans Gli uomoni, che mascalzoni !, un film qui lui ouvre les portes du cinéma bourgeois. La bande sonore de Parlami d’amore Mariù, dont il a lui-même chanté les textes, est restée célèbre. Entre-temps, en 1937, il se marie et tourne Il signor Max. L’année suivante, au cours du tournage de Grandi magazzini (1939) naît sa fille Emilia. En 1940, sa carrière de réalisateur - acteur débute avec Rose scarlatte. Il signe et interprète divers films, dont Un garibaldino al convento, dans lequel il découvre Maria Mercader, une actrice espagnole à peine âgée de 20 ans. À l’époque, avoir une relation avec un homme marié est très difficile en Italie, mais tous les deux tombent amoureux et décident de vivre ensemble. Giuletta Rissone choisit de ne pas détruire un mariage de « façade » pour que sa fille bénéficie de la présence paternelle. De Sica commence alors à s’engager dans une sorte de double vie, passant d’une famille à l’autre, à l’insu de ses enfants. I bambini ci guardano (1942), qui date de cette période et qui semble être calqué sur sa vie, fait le récit d’un couple en crise, d’un enfant ballotté entre les deux parents.
C’est d’ailleurs avec ce film qu’a peut-être débuté la production la plus importante de Vittorio De Sica, celle qui lui a permis de devenir le chef de file, avec Roberto Rossellini, du Néoréalisme italien. En 1946, Sciuscià, portrait d’une enfance abandonnée, fiasco commercial en Italie, remporte un Oscar aux États-Unis. La même chose se produit avec Ladri di biciclette (1948), un film qui traite de la condition difficile des chômeurs de l’après-guerre.

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Editalie Sarl © 2004 - Tous droits réservés

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