» Allons enfants
!
Par Flavio Apriglianese
Da alcuni anni si assiste ormai ad una avanzata massiccia
del Made in France in Italia. Segno di un interesse sempre più
grande dei gruppi transalpini all’economia del Belpaese,
ma anche di un ritardo della Penisola a far fronte alle conseguenze
dell’apertura dei mercati sempre più sotto il segno
della globalizzazione.
Cela faisait déjà un bon moment
que certaines choses avaient changé. Surtout au
nord, à Milan, Turin… On venait tout juste
de s’habituer aux grands magasins spécialisés
dans le bricolage importés par nos cousins français,
et les Suédois nous avaient enseigné depuis
quelques années à décorer la maison
avec des objets et des meubles aux noms un peu inquiétants
comme Bläfjell ou Tromsö. Mais les vitrines
du centre-ville étaient toujours entre les mains
des Italiens.
Allons tout d’abord à Milan, capitale italienne
du shopping. La mode ? Italienne, cela va de soi.
Et que dire des grands magasins typiquement milanais comme
La Rinascente et La Standa ? Y renoncer serait impensable.
Il est vrai que quelques magasins d’un autre style
avaient fait leur apparition dans le centre, surtout dans
le secteur de l’habillement pour enfants. Et ils
ont été bien accueillis : les vêtements
pour les plus petits font l’objet de spéculations
exagérées qui flattent le cœur particulièrement
tendre des mères et grands-mères italiennes.
Ces dernières dépensent des fortunes pour
vêtir leurs bambins. On savait bien qu’il
existait à l’étranger, et tout particulièrement
en France, des lignes d’habillement pour enfants
à des prix abordables et très jolies, mais
il n’y avait pas de choix entre le pyjama en tissu
synthétique à bas prix mais provoquant à
coup sûr des allergies cutanées et celui
en pur coton de marque et hors de prix. Les vêtements
originaux et peu chers de la chaîne Du Pareil Au
Même ont donc été les bienvenus même
si peu d’acheteurs ont compris le jeu de mots de
la marque. Décathlon, qui a révolutionné
l’idée même de l’habillement
sportif, et Castorama, qui nous a fait découvrir
le bricolage ludique et économique, ont été
reçus avec le même accueil chaleureux. Tout
cela jusqu’en 2000. Une nouvelle retentit alors
et tout le monde se rendit compte que la situation était
en train de changer de façon drastique. Tout commença
quand un célèbre Français, Bernard
Arnault, osa acheter des actions du groupe florentin Gucci,
depuis toujours le fleuron de la mode italienne. Et les
choses ne s’arrêtèrent pas là.