» Frioul, une
cuisine de frontière
Par Flavio Apriglianese
La posizione di frontiera, come quella della provincia di
Gorizia, ha influenzato da sempre questa terra ed in modo particolare
la sua cucina. Piatti saporiti che non sprecano nulla, all’insegna
del carattere della sua gente.
Un’idea di menu per un Natale tutto friulano.
Cormons, dans la province de Gorizia. Nous sommes
dans le restaurant La Subida et Josko Sirk, son propriétaire,
prépare la polenta dans le fogolar, le foyer. Josko
est une personne particulière qui se définit
ainsi : « Je suis né par l’opération
du Saint Esprit d’une mère âgée
de 50 ans. Mon père, après avoir eu trois
filles, n’avait plus d’espoir. On m’a
traité d’homme des bois mais cela ne me dérange
pas. » Josko Sirk est surtout un grand chef
et La Subida est la réalisation de son rêve :
une trattoria, mais aussi un ensemble de maisons au milieu
de la verdure, cadre idéal pour se reposer et reprendre
des forces.
Pendant que Josko ajoute de la polenta dans un chaudron,
son ami Walter Filiputti nous raconte l’histoire
de la région du Friuli Venezia Giulia et des origines
de sa gastronomie : « Il existe des frontières
politiques et climatiques. Toutes marquent des divisions,
mais aussi des rencontres et des fusions de cultures et
donc de saveurs. Le Frioul est une terre de frontières
politiques et toute son histoire a été marquée
par cette spécificité, c’est un lieu
de rencontre et de passage entre les mondes latin, allemand
et slave. Avec l’entrée de la Slovénie
dans l’Union européenne, le mur symbolique
de Gorizia (voir RADICI
n°13) est lui aussi tombé et les frontières
politiques n’existent plus, seule perdure, avec
vivacité, la rencontre entre les cultures. »