» Figaro-ci, Figaro
là !
Par Francesco Guarascio
Un mestiere quello di barbiere che da sempre è sinonimo
di convivialità e piacere. Intrecci di vite che vanno
dalla musica al cinema, passando per la realizzazione di un
Museo della Barbieria.
L’homme italien s’est découvert
une nouvelle passion : les câlins ! Câlins
doux, tendres et langoureux ! oui, mais ici point
de femmes en vue. L’homme italien veut se faire
chouchouter par son barbier de confiance. Oui, le barbier,
professionnel du rasage parfait qui, chemise immaculée
et main ferme, offre à ses clients fidèles
une demi-heure de détente consacrée à
la beauté. C’est la nouvelle découverte,
ou plutôt la redécouverte des Italiens d’aujourd’hui,
victimes du stress et de la vie frénétique,
qui se concèdent le droit de prendre du temps et
de cultiver l’amour de soi. Et que font-ils pour
cela ? Au banal rasoir en plastique jetable, ils
préfèrent le fauteuil du barbier, non seulement
pour une question de beauté mais aussi de plaisir.
Lui, Figaro, le sait bien, protagoniste conscient d’une
nouvelle mode italienne, et il ne perd pas une occasion
pour conquérir un nouveau client, en lui proposant
des services qui vont bien au-delà du simple rasage
et surtout en renouant avec un passé qui semblait
perdu : celui du salon où l’on échange
quelques mots en écoutant de la musique.
Les barbiers d’antan étaient non seulement
des artisans du cheveu mais aussi des amateurs férus
de musique capables d’égayer l’après-midi
des clients avec les mélodies d’une autre
époque. Certains se proposaient même pour
animer les soirées nocturnes des clients.
Et s’il n’y avait pas de musique, on parlait…surtout
des autres. Entre deux coups de ciseaux, il était
d’ailleurs bien difficile de ne pas parler de ce
qui se disait dans le quartier ou que les clients eux-mêmes
confessaient souvent.
Ainsi, portés par la musique et les potins, les
barbiers accomplissaient leur devoir qui se limitait dans
le passé principalement à la coupe de cheveux.
Seuls les plus fortunés pouvaient s’offrir
le rasage de la barbe ; quant au shampoing, il n’est
proposé que depuis peu. Les paysans qui rentraient
des champs se rasaient eux-mêmes et ils n’allaient
chez le barbier que le samedi soir pour une nouvelle coupe.
Les coupes étaient au nombre de deux : « alla
mascagna », en arrière, et « all’Umberto »,
en référence à la coupe de cheveux
d’Umberto de Savoie, avec la tête presque
entièrement rasée à l’exception
de la partie antérieure où les cheveux faisaient
plusieurs centimètres de longueur.