» Portrait croisé
de deux champions
Par Elisabetta Fanti
Radici continua
le sue interviste a sportivi italiani e francesi legati al Belpaese.
In questo numero due altri protagonisti del calcio esagonale,
Flavio Roma e Didier Deschamps. Due percorsi, due storie diverse
accomunati dallo stesso desiderio di mostrare un calcio dal
volto umano e radicato nei valori.
Quand ROMA garde le rocher…
C’est Flavio qui défend MONACO
Flavio Roma porte bien
son nom, plus romain que lui, difficile…né
dans la ville éternelle il y a tout juste 30 ans,
Flavio est considéré un gardien calme, sans
histoire.
Il débute à la Lazio (2e grande équipe
de la ville) en 1991. Il ne participera qu’à
trois matches officiels avec pour « Mister »
Dino Zoff et fera un détour par la serie C et la
serie B avant de retrouver la serie A avec Piacenza en
1999. La saison 2000-2001 sera éblouissante pour
cet immense gardien tant par la taille que par le talent.
Grâce à Didier Deschamps, Flavio va très
vite passer de l’anonymat à la notoriété.
C’est en effet le coach monégasque, impressionné
par les prestations de Flavio sous les couleurs de Piacenza
entre 1999 et 2001, qui va le vouloir à Monaco
; la suite est un palmarès qui enflera au fil des
saisons, jusqu’à ce que le joueur devienne
l’un des meilleurs de L1.
Radici :
Aujourd’hui vous sentez-vous monégasque,
laziale ou romain ?
Flavio ROMA : Quand on vit en permanence loin de chez
soi, on a forcément une espèce de nostalgie.
Lazio ou Roma, pour moi, c’est un peu la même
chose ! J‘ai quitté cette région depuis
près de quinze ans… Mais je reste très
romain et surtout attaché à Cinecittà,
mon quartier.
Comment un pur Romain comme vous
vit-il « son exil » dans le doux
paradis qu’est Monaco ?
Vivre à Monaco, c’est l’idéal,
je suis à seulement à 20 Km de l’Italie,
et ma femme et mes deux enfants se sont bien acclimatés.
L’un de mes enfants est scolarisé et parle
bien le français, mon épouse également.
Ici, on n’a pas de problème et l’ambiance
est bonne. Mais en famille, c’est l’italien
qui prévaut... (d’ailleurs, j’ai été
heureux de faire cet interview en italien).
Aujourd’hui quel sont vos
meilleurs souvenirs ?
J’ai eu de nombreux moments forts avec Monaco, mais
un souvenir qui se détache des autres : le titre
de champion d’Italie avec « la Primavera »
de la Lazio, j’avais 17 ans. C’était
un groupe exceptionnel et les entraîneurs, comme
Mimmo Caso, m’ont beaucoup apporté et aidé
à grandir.
Un pronostic pour le Scudetto ?
Le Scudetto ? Une question épineuse. Je ne
peux pas en parler avec mon entraîneur, mais comme
lui je crois que l’équipe la plus proche
de gagner sera « malheureusement »
celle qui lui tient à cœur. De toute manière
cela se jouera entre Milan et Turin.
Des vœux pour vos compatriotes ?
Tous les voeux de Bonne Année. J’espère
que la situation s’améliorera car nous sommes
pour le moment sur une chaussée glissante.