» Portrait croisé
de deux champions
Par Elisabetta Fanti
Radici
continua le sue interviste a sportivi italiani e francesi
legati al Belpaese. In questo numero due altri protagonisti
del calcio esagonale, Flavio Roma e Didier Deschamps.
Due percorsi, due storie diverse accomunati dallo stesso
desiderio di mostrare un calcio dal volto umano e radicato
nei valori.
Didier DESCHAMPS, Monsieur Plus
Avec Flavio, on pourrait parler des heures de
football, de la vie, de ses idées sur comment vivre
en « expatrié» du ballon, personne
ne serait étonné. En bon Romain, il est
toujours disponible... J’étais un peu plus
inquiète de la manière dont j’allais
aborder le « coach » monégasque…
on le dit défiant avec la presse, peu enclin à
la discussion, - par timidité disent certains -
peut être... Quelle ne fut pas ma surprise de trouver
un homme charmant, discret, modeste, mais disponible...
pour Radici,
il a tout simplement cassé le huis-clos qu’il
impose à tous les veilles de match.
Joueur parmi les plus capés de
l’équipe de France, joueur français
ayant joué le plus grand nombre de matches en coupe
d’Europe, on ne compte plus ses titres...
Mais entre l’Aviron bayonnais ou il débuta
en 1980 et Monaco où, arrivé comme entraîneur,
il est vite passé du capitanat au statut d’entraîneur
sans commettre d’erreurs.
Très vite ceux qui attendaient Deschamps au tournant
ont dû se rendre à l’évidence
: il est déjà dans la cour des très
grands d’Europe, à tel point qu’en
début de saison on parlait de son éventuel
retour chez la « Vieille Dame » de Turin.
Cinq années passés à la Juve ne s’oublient
pas en tournant une page de football.
Radici
: Deux clubs dans votre carrière vous ont gardé
dans leurs rangs plus d’une saisons : Nantes et
la Juve. L’un vous a formé, que vous a apporté
l’autre ?
Didier DESCHAMPS : Nantes a été certes mon
club formateur, mais c’est à Turin que je
me suis épanoui professionnellement. Même
si j’ai eu la chance d’évoluer en Angleterre
et en Espagne, l’Italie est très importante
dans ma vie d’homme, d’adulte et de père
de famille.
Que gardez-vous comme souvenirs
de vos cinq années passées à la Juve
et de votre vie hors du football ?
Mes souvenirs à la Juve sont multiples (par modestie,
il ne dira pas qu’il a tout gagné avec la
« vieille dame » à laquelle
il reste profondément attaché). On vit bien
à Turin, même si ce n’est pas Paris,
Milan ou Barcelone. Turin, c’est un choix professionnel
avant tout ! Je me suis senti comme un poisson dans
l’eau en Italie et c’est une période
de référence pour moi.
Si demain vous aviez la possibilité
d’aller entraîner un club italien, ce serait
forcément la Juve ?
Pour le moment, il y a un bon capitaine, mais c’est
vrai que la Juve me tenterait. Sentimentalement avant
tout, c’est un club dont je connais les dirigeants,
j’y ai des repères. Sinon, ce serait Milan.
Un pronostic sur le Scudetto ?
Le cœur va parler. La Juve et les joueurs ont fait
un très bon départ à l’image
de certains de nos adversaires (allusion à peine
voilée aux Lyonnais). Il sera difficile pour les
autres de leur ravir le titre.
Un souhait pour 2005…
Certainement moins de violence sur les terrains mais aussi
en dehors, dans la vie au quotidien. Qu’on ne se
serve pas du contexte footballistique à d’autres
fins. Dans le cadre de la sportivité, c’est
important. Et pour tous, que cette nouvelle année
soit porteuse d’espoir et surtout de paix.