Revue d'actualité, culture et civilisation italiennes

 
 
Sommaire
 Edito
 Caléïdoscope
 Itinéraires
 Saveurs
 Coutumes
 Società
 Cinéma
 Actualité
 Giustizia
 Storia di ieri e di  oggi
 Littérature
 Un week-end  à...
 Histoires  d'émigration
 Botteghino
 L'auteur du mois
 Rendez-vous ...

 
 

.:Abonnement:.


6 n°: 30€/an
::Commander::


Storia

Imprimer

Envoyer

Radici d'Italia

» De la chute du fascisme à l’avènement de la République
Par Philippe Foro

Affaibli par les échecs subis pendant la Seconde Guerre mondiale, le régime fasciste s’effondre en juillet 1943. L’Italie connaît alors une des périodes les plus noires de son histoire subissant occupation allemande, combats entre Alliés et Allemands, guerre civile et de libération. Après 1945, le pays est à reconstruire politiquement, moralement et économiquement.

En déclarant la guerre, le 10 juin 1940, à la France et à la Grande-Bretagne, Mussolini espère que le moment est venu de concrétiser de manière définitive les ambitions impériales de l’Italie fasciste (Nice, la Savoie, la Tunisie, Djibouti, le canal de Suez…). Mais les illusions d’une guerre courte et victorieuse s’estompent rapidement. L’accumulation des revers (échecs en Grèce, en Egypte et en Libye durant l’automne 1940 et l’hiver 1941, écrasement de la 8e armée italienne sur le Don en novembre 1942, perte de la Libye et de la Tunisie entre janvier et mai 1943, débarquement allié en Sicile le 10 juillet suivant) scelle le sort d’un régime qui a perdu le consensus dont il a pu bénéficier jusqu’à la guerre. Le mythe du Duce est gravement atteint au sein même de la classe dirigeante fasciste la plus lucide. Prenant prétexte du vote de défiance du Grand Conseil du fascisme le 25 juillet envers Mussolini, le roi Victor-Emmanuel III exige la démission de celui-ci. Le régime s’effondre sans vraiment se défendre.
Si la chute du Duce tourne une page de l’histoire italienne, elle ne simplifie pas la situation. Le nouveau gouvernement, dirigé par le maréchal Badoglio, négocie secrètement un armistice avec les Alliés sous les yeux soupçonneux de l’Allemagne nazie qui a perdu toute confiance envers les dirigeants italiens. Conclu le 3 septembre à Cassibile en Sicile, il est annoncé le 8 septembre, provoquant une réaction foudroyante des Allemands qui occupent la péninsule jusqu’à Naples alors que les troupes alliées prennent pied en Italie dans la région de Salerne. Dès lors, l’Italie connaît, selon les analyses de l’historien Claudio Pavone, une guerre sur plusieurs plans. Une guerre de libération nationale entre les partisans qui constituent des maquis et des réseaux dès l’automne 1943 afin de libérer le pays de l’occupant allemand (le gouvernement royal de Badoglio déclare la guerre à l’Allemagne le 16 octobre mais ne reçoit que le statut de co-belligérant et non d’allié). Une guerre civile entre ces mêmes partisans et les partisans de la République Sociale Italienne, régime néofasciste que Mussolini organise dans le nord de la péninsule à la suite de sa libération de la prison du Gran Sasso par un commando de parachutistes allemands (12 septembre 1943) et une entrevue avec Hitler à Munich au cours de laquelle le Führer promet de transformer l’Italie en seconde Pologne si le Duce ne collabore pas pour effacer un tant soit peu la “ trahison ” italienne. Une guerre de classes entre une partie des partisans proches du Parti communiste et qui réglent les comptes avec des grands propriétaires soupçonnés collectivement d’avoir soutenu le fascisme. Aux affres de la guerre, il convient d’ajouter le poids de l’occupation allemande sur la population italienne. Le Reich veut utiliser au maximum le territoire italien occupé. 66 000 Italiens sont transférés en Allemagne afin de travailler pour l’effort de guerre et se rajoutent aux 117 000 qui s’y trouvent déjà. Outre les réquisitions de main-d’œuvre, de vivres et de matériel, la population italienne doit subir la répression. La communauté juive de Rome est victime d’une rafle, le 16 octobre 1943, avec 1259 arrestations alors que douze mille Juifs environ trouvent refuge chez des particuliers, dans des églises, des couvents et jusque dans le Vatican. En répression à un attentat contre les troupes d’occupation, 335 Romains sont exécutés dans les Fosse Ardeatine le 27 mars 1944. Le 30 septembre et 1er octobre, des SS massacrent 1836 personnes dans le village de Marzabotto, en Emilie.

Retrouvez la suite de l'article dans Radici!

Article suivant » Un Eco pétri de souvenirs
Editalie Sarl © 2004 - Tous droits réservés

.:Abonnement:.


6 n°: 30€/an
::Commander::



Partenaires


Restaurant Elios


Le monde de l'Espresso


Kulturforum


Vero Italiano


Café italien


Cinéma Paradiso