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Radici d'Italia

» L’attentat de la Piazza Fontana
Par Philippe Foro

Si è appena concluso il triste pellegrinaggio di processi per la strage di Piazza Fontana. Come in altri processi di questo tipo, l’inchiesta lascia un gusto amaro e si è rivelata lontana dall’aver fatto luce su tutti i colpevoli e mandatari di questo triste episodio della fine degli anni 60.

Ce 12 décembre 1969, le centre ville de Milan est empli d’une foule de personnes commençant à préparer les fêtes de fin d’année. Les Milanais, comme bon nombre d’Italiens, s’apprêtent à célébrer Noël en famille, alors que le pays a traversé une année agitée sur le plan social avec les conséquences des occupations d’universités des années 1967-1968 et les revendications ouvrières de « l’automne chaud ». Or, vers 16 heures 30, une bombe explose dans la Banca dell’Agricoltura, sur la piazza Fontana. Le bilan est particulièrement lourd : 17 morts et 88 blessés. Deux autres bombes explosent à Rome faisant quelques blessés et une dernière, déposée dans une autre banque milanaise, n’explose pas. Face à l’émotion de l’opinion publique, la réaction des autorités est rapide. Trois heures après l’attentat, le président du Conseil, le démocrate-chrétien Mariano Rumor, intervient à la télévision, dénonçant « un acte de barbarie, criminel et absurde ». La police arrête Giuseppe Pinelli, cheminot de 41 ans et militant anarchiste, accusé d’avoir été un des auteurs de l’attentat. Le 15 décembre, Pinelli se tue en tombant du quatrième étage de la préfecture de police de Milan, alors qu’il était interrogé par le commissaire Luigi Calabresi. Le préfet de police, Marcello Guida, explique, lors d’une conférence de presse, que Pinelli s’est suicidé face aux indices qui s’accumulaient contre lui à propos de l’attentat. La famille de ce dernier porte plainte, peu convaincue des explications officielles sur la mort de Giuseppe Pinelli. Le 16 décembre, sur le témoignage d’un chauffeur de taxi, Cornelio Rolandi, à qui la police a montré sa photographie, est interpellé Pietro Valpreda, danseur et militant anarchiste.
Or, l’affaire de piazza Fontana est infiniment moins simple.

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