Revue d'actualité, culture et civilisation italiennes

 
 
Sommaire
 Edito
 Caléïdoscope
 Itinéraires
 Politica
 Società
 Mystères italiens
 Sport
 Storia di ieri e di  oggi
 Saveurs
 Coutumes
 Un week-end  à...
 Histoires  d'émigration
 Lingua viva
 Espresso
 Botteghino
 L'auteur du mois
 Rendez-vous ...

 
Politica

Imprimer

Envoyer

Radici d'Italia

» Berlusconi, la fin du Populisme ?
Par Antonio Maria Baggio

La crise de la majorité gouvernementale, qui a éclaté après les élections régionales du mois d’avril dernier, met à nu des problèmes de fond nécessitant une véritable remise en cause du centre-droite.

La récente crise politique, dont la gravité laissait parfois penser que des élections anticipées pouvaient avoir lieu, s’est résolue avec la proposition d’un gouvernement fondamentalement identique au précédent, mais il est fort improbable qu’il puisse apporter les changements de direction nécessaires demandées au sein même de la Casa delle libertà (coalition de gouvernement dirigée par Berlusconi) au lendemain de la débâcle électorale. L’actuel gouvernement semble fait pour prendre son temps, mais pas trop : d’ici un an, les Italiens doivent se rendre aux urnes. Le centre-droite a donc moins de 400 jours pour inventer un projet politique capable de renverser la tendance électorale des quatre dernières années.
L’élément central de la crise a concerné la figure et la direction de Silvio Berlusconi. Son rôle dans l’histoire récente de l’Italie a été très important. En 1994, il crée un nouveau parti en faisant un appel au peuple. Forza Italia se structure avec ses cadres dirigeants sur le modèle de l’organigramme d’une entreprise. C’est d’ailleurs pour cette raison que ses ennemis l’ont toujours défini, dès le début, comme un parti-entreprise (il partito-azienda), soutenu qui plus est par ses chaînes télévisées. Il est certain que sans télévision, ce parti n’aurait pas pu voir le jour, dépourvu qu’il était de tradition et de base territoriale. Mais les télévisions, même si elles ont joué un rôle essentiel, n’auraient pas suffi. En effet, Berlusconi a su répondre, à sa manière, à des exigences présentes dans le pays. Tout d’abord, il a su donner une maison à la grande majorité des voix démocrates-chrétiennes qui, après l’effondrement du parti de la Democrazia Cristiana (DC), demandaient une cohabitation modérée. En outre, l’arrivée de Berlusconi dans les arènes de la politique a transformé l’ensemble de l’univers politique traditionnel : il a permis, entre autres, le développement, dans le centre-droite, d’une formation d’inspiration chrétienne, l’Unione dei democratici cristiani (UDC) de Follini et Buttiglione, qui, seule, aurait difficilement survécu ; il a « dédouané » la droite en permettant à Fini par exemple d’émerger et de transformer l’ancien parti Movimento Sociale Italiano (MSI) - ex-parti fasciste - en Alleanza Nationale. Autre aspect notable, il a su contenir la Lega de Bossi, un parti qui, par sa culture sécessionniste, constituait une formation techniquement définissable comme « anti-système » : Berlusconi a construit les conditions pour la transformer en force de gouvernement et pour réussir à traduire la sécession en fédéralisme, c’est-à-dire en un langage constitutionnellement acceptable. On peut ne pas partager le contenu de la réforme de la Lega, mais les règles de la démocratie y sont respectées.

Retrouvez la suite de l'article dans Radici.

Article suivant » Mafia? No, grazie.
Editalie Sarl © 2004 - Tous droits réservés

.:Abonnement:.


6 n°: 30€/an
::Commander::



Partenaires


GLD Lines


Editalie


Fiat


Restaurant Elios


Le petit Pillon


Café italien


Le Classico café


La Romantica