» Mafia? No, grazie.
Par Aurora Nicosia
Une Journée Nationale pour honorer à la fois
les centaines de personnes tuées par les organisations
criminelles et leurs proches, souvent en première ligne
dans la lutte contre l’illégalité.
On pourrait se demander s’il est encore
possible de croire que lutter contre la mafia ait un sens dans
un société qui tend à exorciser le problème
ou, au mieux, à en raconter les faits divers. Et pourtant
les proches des victimes ont payé un lourd tribut à
la mafia, non pas en termes de pots-de-vin mais bien de vies
humaines. Ce sont des délits atroces qui leur ont arrachés
maris, enfants, pères, mères et fiancés.
C’est peut-être bien pour cela qu’ils font
partie de ceux qui ne se résignent pas.
« C’est un déclanchement soudain qui s’opère
en nous. La douleur se transforme en une énergie tellement
forte qu’elle nous fait lever la tête pour aller
de l’avant et lutter ». « Je ne voulais pas
me résigner, non pas à la mort de Paolo, mais
plutôt à tout ce que sa vie avait représenté.
Je me sentais toute petite, mais en même temps je ne voulais
pas laisser le dernier mot à celui qui avait pensé,
en utilisant le bouton d’une télécommande,
effacer une expérience humaine et professionnelle extraordinaire.
Je crois que je n’ai pas le droit de me rétracter.
Aujourd’hui encore j’habite à Via d’Amelio,
sur le lieu de l’attentat. Ce n’est pas moi qui
dois partir, c’est eux qui doivent partir. »
Ce sont deux témoignages de personnes dont la vie a été
tragiquement marquée par la mafia. La première,
Margherita Asta, n’était qu’une enfant quand
elle perdit dans un guet-apens tendu à un juge sa mère
et ses deux frères jumeaux âgés de 6 ans.
La seconde, Rita Borsellino, est la soeur de Paolo Borsellino,
le magistrat tué avec toute son escorte après
l’explosion d’une bombe placée dans son véhicule
à Palerme.
Retrouvez la suite
de l'article dans Radici.