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Radici d'Italia

» L’agriculture italienne tire son épingle du jeu
Par Paolo Lòriga
Industrie, commerce et services se font moins présents sur les marchés internationaux, mais il en va autrement pour les exportations agricoles italiennes qui bénéficient d’une avancée culturelle et de stratégies innovantes. Reconstruisons-en les étapes, marquées par un souci d’ouverture et de dialogue.

Les supermarchés italiens proposent désormais une nouveauté : la pastèque carrée et transparente. Cependant, ne nous affolons pas. Aucune mutation génétique. Simplement, ce traditionnel produit de l’été a été libéré de son écorce et sa pulpe juteuse, coupée en gros dés, a été emballée dans des barquettes de plastique permettant d’en admirer sa belle couleur éclatante. L’étiquette précise le lieu de production, la date de mise sous emballage et la date de péremption.
C’est un symbole de la nouvelle agriculture. Rien à voir avec ces diableries de laboratoire. Tout au plus, une innovation dans la continuité.
La pastèque que l’on mange en tranches résistera, mais ce nouvel emballage est bien pratique. On ne salit pas la table et on se nettoie seulement le pouce et l’index.
Le producteur ne se contente plus de cultiver comme il le faisait jusqu’il y a peu de temps. Désormais, il ajoute de la valeur à ses biens avec des services innovants. Il s’agit de la nouvelle frontière de l’agriculture italienne, qui a favorisé l’augmentation des exportations dans une période où les productions italiennes des autres secteurs ne cessent d’accumuler des reculs inquiétants sur les marchés internationaux.
Cette année, de janvier à avril, le solde négatif de la balance commerciale italienne a atteint les 5,8 milliards d’euros. Et la donnée globale la plus préoccupante est la croissance négative (- 0,6 %) de l’économie italienne.
Le secteur agricole est au contraire à contre-courant de la tendance. En 2004, il a atteint un taux record d’augmentation de 10,8 %, donnant ainsi la preuve qu’il était le secteur le plus dynamique dans la production de richesse et dans l’essor de l’emploi (+ 2,6 %, contre - 0,7 % dans le secteur industriel). La demande de produits alimentaires italiens a augmenté dans le monde, et on a enregistré des accroissements dans des secteurs très divers, du vin (+ 3 %), aux fromages (+ 2,7 %). La campagne a acquis un rôle déterminant dans l’orientation du choix des vacances dans notre pays : le tourisme rural a continué à se développer et les entreprises ont atteint un quota de 13 000.
Un secteur chanceux, celui de l’agriculture ? Pas du tout, parce qu’il y a seulement quelques années, en 2000, il fut secoué par le séisme de la vache folle. Les conséquences furent très lourdes pour les entreprises agricoles qui représentent un cinquième des entreprises installées en Italie (5 millions).
Et pourtant, on est passé en peu de temps des étables aux étoiles. Une relance qui constitue un exemple à suivre pour les autres secteurs productifs italiens en état de souffrance.
Pour ce motif, nous avons voulu reconstituer les phases, trop peu connues, d’un processus qui détermine dans notre agriculture une mutation radicale, culturelle bien avant d’être structurelle, technique et organisationnelle.

Retrouvez la suite de l'article dans Radici.

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Editalie Sarl © 2004 - Tous droits réservés

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