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» ATR : Le printemps est de retour
Par Rocco Femia
Après une période de vaches maigres, les ATR recommencent à sillonner nombreux les cieux du monde entier. « C’est un véritable printemps » ,déclare le Président Bagnato lui-même, interrogé par Radici.

« Ce n’est pas de la poésie », dit-il quand on lui rappelle cette phrase gravée au frontispice de la Marketing Letter de son entreprise. Et pour mieux s’expliquer, il raconte qu’il est un élève du lycée classique, issu du « Lycée Cavour » de Turin, grand amateur de lettres et de philosophie. « Ensuite, j’ai été pris de passion pour les avions et j’y ai consacré toute ma vie professionnelle. Mais je n’ai pas oublié Saint Augustin et Kant ». Deux parrains culturels imprévisibles pour quelqu’un qui a obtenu, à l’Ecole Polytechnique de Turin, la licence d’ingénierie aéronautique en 1971 et d’ingénierie aérospatiale deux ans plus tard. C’est ainsi qu’en 2004, après un long parcours professionnel qui l’a conduit jusqu’aux États- Unis, il s’est transformé en habile manager qui a su redynamiser rapidement l’entreprise qui lui a été confiée, l’ATR, pour la hisser au rang mondial.
N’oublions pas que c’est aussi la première fois qu’un Italien se retrouve à la tête de cette entreprise désormais leader mondial des avions à turbopropulseur, plus connus sous les noms d’ATR42 et ATR72, que beaucoup d’entre nous prennent pour voyager, probablement sans même le savoir. Tout le monde ne sait pas que l’ATR est une société dirigée par deux actionnaires qui la détiennent à 50% chacun, la société italienne Finmeccanica, par l’intermédiaire de l’Alenia Aeronautica, et Eads, un groupe franco-hispano-allemand.
De ses parents calabrais émigrés au Piémont, l’ingénieur Bagnato conserve la ténacité et parfois – comme il l’avoue lui-même – l’entêtement. Ce polytechnicien sait très bien que ce qui compte le plus dans les résultats c’est le groupe : l’obstination et l’intelligence d’une seule personne ne suffisent pas.

Retrouvez la suite de l'article dans Radici!

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