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» La dieta Italienne
Par Valentina Tesi

Pourquoi la cuisine méditerranéenne et - à plus forte raison la dieta italienne - est - elle garante de longévité et de bonne santé ?
«Mensa» sana in corpore sano, un corps sain dans une table saine, voilà en latin de cuisine, le secret de la cuisine italienne héritée de notre grand-mère Méditerranée.

Pain, pâtes, fruits, légumes, huile d’olive et peu de viande. C’est, en bref, la formule magique de la diète méditerranéenne ou, pour être plus précis, de la diète italienne, car il existe autour du bassin méditerranéen une diète espagnole, une diète grecque, une diète tunisienne etc. Des alimentations différentes dans les détails mais identiques dans le résultat : elles font toutes du bien à la santé et assurent longévité.
Tout le monde sait que manger des pâtes, des fruits et des légumes est bien plus sain que de se nourrir de viande et de beurre. Mais les préjugés sont encore nombreux, et les modes, les faux messages lancés par les médias de masse ne font qu’entretenir la confusion. Les solutions, les idées et les modes les plus farfelues sont proposées et vendues au nom de la diète méditerranéenne.
Pour en savoir plus sur les vitamines, les protéines, les glucides et pour se protéger des faux gourous de l’alimentation, nous avons consulté l’ouvrage d’Andrea Ghiselli, médecin et chercheur à l’Institut national de recherche pour les aliments et la nutrition de Rome, écrit en collaboration avec la journaliste Lavinia Guffanti, intitulé La dieta mediterranea anzi italiana (Sperling & Kupfer Editori, 2005).
 Commençons par la question la plus banale : qu’est-ce que la diète méditerranéenne ? Quand on parle d’alimentation méditerranéenne, ce n’est pas à un ensemble de plats ou de recettes que l’on pense, mais bien à un modèle précis. En d’autres termes, prendre un seul produit de l’alimentation méditerranéenne et l’isoler du contexte général ne sert à rien. Un exemple : on ne peut pas dire que l’on se nourrit correctement si l’on mange beaucoup de légumes, mais aussi beaucoup de viande, et que l’on ne fait pas de sport. Le regime alimentaire italien peut être représenté par les pourcentages suivants : 55-60 % environ de l’énergie journalière doit provenir des glucides, 25-30 % des lipides et le restant, 10-15 %, des protéines. C’est ainsi que mangeaient les Italiens après la Deuxième Guerre mondiale : le climat doux du Belpaese offrait - et offre - une grande variété de fruits et de légumes et la pauvreté ambiante se traduisait sur les tables par une pénurie de viande qui était remplacée par les féculents. Les choses ont commencé à se dégrader à partir de la seconde moitié des années soixante, quand le boom économique et la hausse du niveau de vie ont entraîné une augmentation exagérée de la consommation de viande, devenue presque un status symbol. En 1961, sur 2 914 calories journalières, 85 % provenaient de produits d’origine végétale (dont le pain, les pommes de terre, les pâtes et l’huile). En 2002, on observe que les Italiens n’ont pas modifié leur consommation de légumes, mais ils ont commis l’erreur d’augmenter sensiblement les produits d’origine animale (les Italiens consomment 200 % de viande en plus !).

Parmi les produits que l’on utilise moins qu’autrefois, il y a le pain (avant on mangeait du pain avec du jambon, aujourd’hui c’est du jambon avec du pain) ainsi que le plat typique des Italiens, la pastasciutta. Ainsi, de 1984 à 1996, la consommation de sauce tomate a diminué de 50 % en Italie.

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Editalie Sarl © 2006 - Tous droits réservés

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