Neapolis ensemble
Napoli
Neapolis
est le nom antique de Naples. La musique napolitaine mêle
les traditions savantes et populaires. Constitué d’une
chanteuse et de cinq musiciens, le Neapolis Ensemble éclaire
cet héritage en se spécialisant dans l’exploration
du répertoire de la musique traditionnelle de Naples
et de la Campanie du XVe siècle à nos jours, répertoire
qu’il considère plus universel que local.
Gianmaria Testa
Da questa parte del mare
Trois
ans après Altre Latitudini a paru en octobre dernier
le nouvel album de Gianmaria Testa « Da questa parte del
mare ». Ce disque marque un tournant dans sa carrière.
D’abord, concernant les textes, c’est un disque
conçu « à l’ancienne » en opposition
avec la tendance « recueil de chansons éparses
». Il s’agit d’une sorte de « concept-album
» consacré intégralement à un seul
sujet, comme un roman dont chaque chapitre serait représenté
par une chanson. Le thème de l’album est celui
des migrations modernes. Un constat et un questionnement poétique,
sans démagogie et ouvert à la réflexion
sur les énormes mouvements d’individus et de peuples
qui frappent nos sociétés modernes. Les chansons
traitent des dures raisons de partir, de la décision
tourmentée de traverser des déserts et des mers,
de la signification des mots « terre » ou «
patrie », des effets du déracinement et du désarroi
de l’exil. Nous vous le conseillons vivement... à
ne pas rater.
Bruno Lauzi
Ciocco latino
È
stato uno dei più grandi cantautori italiani contemporanei.
Ci ha lasciati nell’ottobre scorso dopo una lunga malattia.
Membro della scuola genovese insieme a Gino Paoli e Fabrizio
De André, Bruno Lauzi è stato anche autore di
numerosissime canzoni di successo cantate da vari cantanti italiani.
È stato recentemente presentato nell'ambito della Rassegna
del Club Tenco "Ciocco Latino", il suo ultimo lavoro
discografico. Un album che contiene, tra gli altri, alcuni brani
inediti ed altre importanti novità.
Carmen Consoli
Eva contro Eva
Une
fois n’est pas coutume. Sur ''Eva contro Eva'', Carmen
Consoli se déleste de sa voix mutine de gamine impertinente
et de sa guitare électrique, pour célébrer
sa Sicile natale. Entre douceur et nostalgie. Plongeant dans
ses souvenirs, Carmen a tendance à jouer un peu trop
sur la corde sensible. La mélancolie de l’album
est heureusement tempérée par quelques (trop)
rares moments de folie. Le temps d’une valse impromptue,
la chanteuse transforme son petit monde en théâtre
de rue, telle une gitane essayant d’attirer l’attention
de la foule. Misant sur l’acoustique, les compositions
se teintent des rythmes et des instruments méridionaux.
On pense aux chansons jazzys de Gianmaria Testa. La mandoline
se mêle à la guitare classique, relayée
par les instruments à vent et les percussions. La Sicile
est un carrefour et Carmen ne l’oublie pas. Elle trouve
des connexions inattendues, avec l’Afrique d’Angelique
Kidjo et les Balkans de Goran Bregovic, qui participent tous
deux à l’album.