» Le volontariat
: le plus précieux des dons
par Antonella Biglietto
Chaque jour, des milliers de personnes ont
besoin d’aide et, chaque jour, des milliers d’autres
personnes s’engagent pour offrir cette aide. Partout dans
le monde, et bien sûr aussi en Italie. Chacun à
sa façon, en donnant quelque chose de soi, souvent dans
le silence et avec peu de ressources, contribue ainsi à
construire et à transmettre dans le temps cette immense
œuvre de solidarité.
C’est un véritable choix de vie que de décider
de mettre en jeu des sentiments profonds et de réorganiser
le déroulement de ses propres journées. C’est
le choix de tous ceux qui décident de faire du volontariat
la dimension parallèle de leur quotidien, mettant à
la disposition des autres du temps, de l’énergie
et des ressources.
Actuellement, plus de 800 000 personnes sont engagées
en Italie dans tous les secteurs où il est possible de
faire acte de bonté : la santé, l’aide sociale,
la défense des droits de l’homme, la recherche,
la culture, la protection civile, la protection de l’environnement,
l’instruction, le sport et l’éducation.
Mais qu’est-ce qui pousse tant de personnes à renoncer
à quelque chose de « personnel » pour agir
au nom d’un intérêt commun ? Sûrement
l’envie de se sentir utile pour quelqu’un ou pour
la collectivité, d’employer son temps libre dans
une activité plus gratifiante que n’importe quelle
autre compensation économique et de contribuer, à
son humble niveau, à alléger les grands drames
de l’humanité.
Pilier de beaucoup de religions et soutenu par d’innombrables
initiatives laïques, le volontariat plonge ses racines
dans l’histoire même de l’humanité
et de ses grands protagonistes, et il existe des actes officiels
anciens qui en font état dans plusieurs parties du monde
: au Japon, sept cent nobles et moines secouraient les pauvres
et les malades ; à Constantinople, c’est en 1081
que fut construit le premier véritable orphelinat ; ou
encore à Florence, où les bases de la protection
civile moderne furent jetées en 1244.
Exactement comme à ses origines, le secteur encore aujourd’hui
le plus dynamique est le secteur socio-sanitaire, et les services
les plus courants continuent d’être ceux liés
à l’écoute, au soutien moral et au don de
sang. Mais au cours des dernières années, les
associations œuvrant dans les domaines de la protection
civile, de la protection de l’environnement et de la culture
se sont multipliées de façon notable, en témoignage
de la plus grande importance accordée au territoire et
aux patrimoines de la péninsule. Avec un rythme de croissance
constant et des recettes plus élevées, le bilan
des 21 000 unités de volontariat environ existant en
Italie est plutôt optimiste. Par rapport au passé,
on note également un rôle plus important du volontariat
laïque et une diminution du volontariat religieux, un plus
grand nombre d’initiatives nées de la volonté
d’individus ou de groupes de citoyens et une distribution
mieux répartie des organisations sur l’ensemble
du territoire national (même si les régions du
Nord demeurent les plus actives). De plus en plus structurée,
avec des statuts qui leurs sont propres, des lignes directrices
spécifiques et un certain nombre d’employés,
les associations ont cependant encore de quoi faire pour s’améliorer
: l’âge moyen des volontaires est encore trop élevé
(46-65 ans, en général des hommes et des personnes
diplômées et ayant un travail), les dimensions
des organisations sont plutôt petites et la dépendance
vis-à-vis des financements publics est encore très
forte.
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