» “Je cherche un centre de liberté permanente”
propos recueillis par Gigi Vesigna
Il se sent comme un corps étranger dans le monde de la musique, mais il continue à en faire. Toujours à la recherche du sens de la vie.
Il n’y a pas un recoin de la musique qu’il ne se soit amusé à explorer, lui que les critiques appellent « maestro ». Il a vendu trois millions d’exemplaires avec un seul disque, La voce del padrone, qui contenait la fameuse chanson Centro di gravità permanente ; il a gagné le Festival de Sanremo en offrant à Alice Per Elisa, et a écrit pour Giuni Russo Un’estate al mare, chanson apparemment commerciale, délirante et pleine d’esprit, qui a connu un succès retentissant. C’est toujours lui, Battiato, qui a écrit trois ou quatre opéras, et reçu pour l’un d’eux, L’Egitto prima delle sabbie, le prix Stockhausen 1977 de la meilleure composition pour piano.
Le voici devant nous, Franco Battiato, l’ascète, celui qu’un critique avait baptisé « le chamane de la chanson à texte », celui que Gianni Borgna, expert musical italien, a estampillé « arabe de la Mitteleuropa », et dont le pianiste jazz Giorgio Gaslini dit qu’il fait de la « musique totale ».
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