» Lavavetri e
problemi veri
par Flavio Apriglianese
La décision de certains maires italiens d’instaurer
la « tolérance zéro » à l’égard des immigrés laveurs de pare-brise
qui proposent leurs services aux carrefours en les menaçant
de trois mois de prison a suscité de vives réactions. Elle a
mis en lumière bien plus qu’un problème de microcriminalité
: une nouvelle tendance dans la classe dirigeante italienne
en grave crise de priorités politiques.
Que la politique en Italie, mais aussi ailleurs, traverse une
crise sans précédent, cela saute aux yeux de tous.
Ce qui nous fait dire cela, ce n’est pas seulement le
fait que le Parlement soit désormais remplacé
par les émissions télévisées comme
lieu de prise de décisions. Cela dure depuis des années
et ne semble pas s’améliorer. Sans règles
fermes, surtout au niveau électoral, le futur n’apparaît
pas des plus roses. Cependant, dans cette Italie qui semble
avoir perdu la boussole, les maires ont jusqu’à
présent toujours représenté, qu’on
les apprécie ou non, un point de repère clairement
identifié : le gouvernement des villes, des villages,
concret et proche de la vie des gens. Malgré cela, nombreux
sont ceux qui se sont demandé, au lendemain de la décision
du maire de Florence de s’attaquer aux laveurs de pare-brise
roumains, pourquoi il faudrait appliquer la tolérance
zéro seulement aux feux rouges, pour se libérer
de ces « gênes urbaines » (sic)?.
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