» Fratelli d’Italia ?
par Rocco Femia
La publication récente du XVIIe rapport sur l’immigration par Caritas et Migrantes nous donne l’occasion de faire le point sur la situation des immigrés en Italie et de clarifier quelques ambiguïtés quant à l’interprétation d’un phénomène qui est en train de changer le visage de notre pays.
Les démographes les appellent « migrants », et en 2050, à l’échelle du monde, ils devraient être 230 millions. Pour les gouvernements, en revanche, ce sont des immigrés, et la question du contrôle de leur flux pose problème aux politiciens, spécialement dans une Italie désormais concrètement multiculturelle. Le futur de l’Italie est lié à l’immigration, et pas seulement pour des raisons démographiques, sachant que nous ne faisons pas assez d’enfants, mais parce que demeure le besoin d’une force de travail supplémentaire. Au rythme actuel, d’ici 20 à 30 ans, l’Italie deviendra l’un des pays au monde où la présence relative des immigrés sera la plus forte (on envisage 10 millions d’immigrés sur une population totale de moins de 60 millions d’habitants). Il s’agit donc d’une nécessité pour le pays, au-delà des inévitables problèmes que l’immigration porte avec soi. Le président de la République italienne, Giorgio Napoletano, le confirme en ces termes : « Senza immigrati, l’Italia si bloccherebbe ». Le chef de l’État a tenu ces propos à l’occasion de la présentation par la Caritas italiana et la Fondazione Migrantes du XVIIe rapport sur l’immigration, qui est devenu au fil des années un instrument de référence pour qui voudrait connaître le phénomène de l’immigration en Italie.
Pour le président de la République, le rapport « confirme l’enracinement d’une partie importante de nos immigrés : plus de familles, plus de naissances, plus d’étudiants, plus d’achats de logements, plus de nouveaux citoyens. Il confirme en outre la contribution décisive du travail immigré à la production de biens et services, au paiement des cotisations et des impôts. En somme, sans les immigrés le “système Italie” se retrouverait bloqué. »
Mais cela ne semble pas être clair pour tout le monde, si bien que certains se
lancent dans d’inquiétantes conjectures dignes de films de science-fiction.
Retrouvez la suite de l'article dans Radici!