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Histores d'émigratio

 


 

L’effondrement de deux baraquements situés près du barrage d’Izourt provoque la mort de 29 Italiens.

Histoire d'émigration

MARS

La trag

                          d'Izo

Histoires d'émigration

 

1939

édie

urt

Par Laure Teulières

64 ans après, la Vallée d’Izourt rend hommage à ceux qui ont donné leur vie pour la construction de cette importante retenue d’altitude.

 

Chantiers

de haute montagne

Parce qu’ils nécessitent une main-d’œuvre exceptionnelle, les grands travaux d’aménagement ont souvent demandé la contribution de beaucoup d’immigrés. On a généralement tout oublié de ce travail-là, pour lequel certains, pourtant, ont laissé leur vie. Les chantiers de haute montagne sont par nature difficiles et les accidents n’y sont pas rares. Mais le barrage d’Izourt, situé en Haute-Ariège, sous la crête frontalière, a été réalisé au prix d’une tragédie exceptionnelle.

C’est à la fin des années trente que la Société hydroélectrique des Pyrénées entreprend de construire en vallée de Vicdessos plusieurs retenues d’altitude. Celle d’Izourt est destinée à alimenter en aval une centrale hydroélectrique qui dessert dans la vallée l’usine électrochimique et métallurgique d’Auzat, et, plus loin, celle de Sabart - Tarascon. On y produit de l’aluminium. Alors que les besoins de l’industrie vont croissant, notamment pour l’aéronautique, et que la guerre menace, l’achèvement du projet revêt une importance nationale.Les services préfectoraux autorisent donc la société à recourir massivement aux travailleurs étrangers, essentiellement transalpins. A la fin du printemps 1938, près de 340 Italiens sont employés sur les chantiers d'Auzat, certains recrutés sur place, d’autres venus directement d’Italie avec un contrat de travail de quelques mois. Il s’agit d’hommes seuls, célibataires ou ayant laissé leur famille au pays.

Barrage Izourt.GIF (26037 octets)

Photothéque Radici 2003

Histoires d'émigration

 

Histoires d'émigration-Histoires d'émigration-

Des ouvriers pris

dans un chaos de neige

" C’est une des plus effroyables catastrophes qu’ait connu l’Ariège [...] C’est vers 7 heures du matin qu’elle se produisit. Les ouvriers étaient déjà sur leur chantier, lorsqu’un bruit effroyable se fit entendre. L’ouvrier qui a donné l’alarme, un Italien parlant difficilement le français, a déclaré qu’il n’avait pas pu réaliser ce qui se produisait, si c’était une baraque qui s’écroulait ou une partie de la montagne [...]

Les travaux de secours se déroulent dans des conditions épouvantables, hallucinantes, pourrait-on dire [...] Les équipes donnent le maximum, s’épuisant rapidement et renouvelées alternativement. Les hommes travaillent dans la neige jusqu’au ventre, luttant contre le vent qui les rabat et la neige qui les aveugle. Les voies d’accès à Izourt sont recouvertes d’une couche de 3 mètres de neige. Les communications téléphoniques sont coupées " *

 

* " La catastrophe d’Auzat ", La Dépêche, 26 mars 1939.

 

Histoires d'émigration-Histoires d'émigration-

Ouvrier Izourt.GIF (61966 octets)

Photothéque Radici 2003

Beaucoup sont habitués aux chantiers d’altitude et ont déjà oeuvré auparavant sur d’autres sites comparables. Les travaux ont débuté par la construction de divers baraquements pour y loger le personnel. A 1650 mètres d’altitude, on a quand même pris soin de les bâtir en pierres, afin qu’ils résistent mieux aux intempéries…

La catastrophe

du 24 Mars

 

Depuis plusieurs jours, la tempête fait rage. Les bâtiments sont pris par la neige amoncelée. Au petit matin du 24 mars 1939, quelques ouvriers sont déjà sortis, mais la plupart dorment encore ou se sont recouchés, toute activité à l’extérieur étant impossible. Soudain, une tornade d’une extrême violence arrache une des toitures et provoque l’effondrement de deux baraquements.

Suite de l'article dans RADICI n°5

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Histoires d'émigration

L’Association du Vicdessos,

" Souviens-toi d’Izourt - Ricordate "

organise, pour la première fois depuis le drame, une cérémonie du souvenir

 

PROGRAMME:

Samedi 22 mars 2003:

10 h : Montée à Izourt (suivant les conditions climatiques). (Héliportage prévu). Cérémonie du souvenir et pose d’un panneau explicatif avec la participation d’un ensemble vocal italien et la présence du Régiment de Chasseurs Alpins.

17 h : Concert en l’Église avec Chorales italienne et française.

19 h 00 : Soirée Franco-Italienne - Concert chorale et ensembles musicaux ariégeois et italien, repas.

 

Dimanche 23 mars 2003 :

9 h 30 : Accueil des autorités à Vicdessos.

10 h : Messe de Requiem en l’Église Nôtre Dame de Vicdessos, en présence de Mgr Perrier, Évêque de Pamiers. Participation de la chorale Ariège-Pyrénées, de l’ensemble vocal de la Basse Ariège, de la Philarmonique de Foix et d’une chorale italienne de la région du Frioul.

11 h 30 : Inauguration du mémorial aux victimes de la tragédie d’Izourt.

12 h 30 : Montée à Auzat où auront lieu un vin d’honneur et un lunch.

15 h 30 : Inauguration de l’exposition retraçant la catastrophe d’Izourt, la construction des différents barrages et l’industrialisation du Vicdessos.

- Adresse de l’Association Souviens-toi d’Izourt - Ricordate :

c/o M. Jean-Pierre RUFFÉ - Saleix 09220 AUZAT.

 
 

Une Association franco-italienne en première ligne

Le Président de l'Association "Ricordate", Jean Pierre Ruffé et le Maire d'Auzat, Bernard Piquemal, ont demandé à l'Alliance Franco-italienne Midi-Pyrénées-Veneto de piloter les relations avec les mairies et les familles des disparus italiens dans cette catastrophe, qui sont en majorité issus des régions de Vénétie et du Frioul. Grâce à l'important réseau de relations que l'Alliance entretient sur place, cette opération a été rendue possible et une délégation italienne de plusieurs communes accompagnée de plusieurs autorités italiennes est annoncée. De même, une chorale italienne viendra animer une partie de ces deux journées.

 

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