» Maestà di Roma, de Napoléon à l’unification de l’Italie
Par
Marie-José Bourgeois-Ferrero
"Rome, l’unique objet
de mon enchantement!". En plagiant Camille et
Corneille, voilà ce que semble nous dire ce triptyque
d’expositions exceptionnelles qui célèbre
le rayonnement de la ville éternelle pendant tout
le XIXe siècle, trop légèrement sacrifié
aux grands triomphes des siècles précédents.
Les Écuries du Quirinal, la Galerie d’Art
moderne et la Villa Médicis, trois des lieux les
plus grands et les plus somptueux de la vie culturelle
de Rome, se sont associés afin de rappeler que
la ville éternelle n’a pas cessé,
de Napoléon jusqu’à l’unification
de l’Italie, d’être le phare d’une
vie artistique intense et cosmopolite. Le point de départ
vient de notre dolce villa, qui souhaitait fêter
grandement l'année 1803, date à laquelle
elle fut achetée par Napoléon au Grand Duc
de Toscane Ferdinand. Nous célébrons donc
le bicentenaire de l'installation sur les hauteurs magiques
du Pincio des artistes de l'accadémie de France
à Rome, une institution créée par
Louis XIV en 1666.
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