» Une gastronomie entre ciel et terre
Par
Susanna Capalbo
La gastronomie est, avec leur amour pour
leur squadra de football, la grande passion des descendants
de Rémus et Romulus. Elle est plus ancienne que
les aqueducs et le forum. Ville obstinée, têtue
et cabocharde, " Mamma Roma " peut même
paraître brutale au touriste, mais ses soirées
sont magiques, au centre comme dans les faubourgs, et
offrent une atmosphère inconnue des autres capitales,
un mélange de simplicité et de nonchalance
raffinée.
On peut rester assis pendant des heures dans un bistrot
et jouir d’une vue splendide sur les plus belles
places de la ville, véritable musée à
ciel ouvert. L’ambiance de nombreux bars romains
est toujours celle que Goethe respirait au port de Ripetta
et qui terrorisait l’amateur de classicisme qu’était
l’architecte allemand Leo von Kienze.
Exigus, peu engageants, bruyants, propices aux ripailles,
ces bistrots sont parfois sombres ou difficiles à
découvrir, mais ils sont toujours extraordinairement
fréquentés et animés et l’on
s’attache vite à leurs tenanciers.
La cuisine romaine apparaît d'abord comme une cuisine
pauvre, faite des restes de la table des riches et des
cardinaux,mais les romains l'adorent et ce qui hier était
considéré comme traditionnel devient aujourd'hui
le nec plus ultra du raffinement.
Retrouvez la suite de l'article dans Radici