» Le Egadi, il mare in totale libertà
Par
Jérémy Rouche
C’est au printemps que la nature luxuriante et stupéfiante de l’archipel des Égates révèle toute sa magie, quand les îles se présentent au visiteur comme surgies d’un sommeil séculaire. À l’instar de bien d’autres îles, les Égates, où abondent trésors archéologiques, milieux marins intacts et vieilles traditions maritimes, dévoilent leurs plus beaux attraits loin des foules estivales. En flânant le long des sentiers sauvages de ces îles qui portaient autrefois le nom d’Aegates, sous un soleil des plus lumineux et dans le silence émerveillé par ces splendides paysages, on hume le parfum de ces anciennes civilisations qui surent développer une culture et une société entièrement basées sur la vie maritime, et notamment la pêche au thon rouge de Méditerranée.
L’archipel est formé par trois îles, qui se dessinent à quelques milles de la côte de Trapani.
Levanzo – que les Romains appelaient Phorbantia – est un petit paradis peuplé de deux cents âmes seulement, un hameau de maisonnettes blanches déployé autour du petit port de Cala Dogana, qui se remplit, l’été venu, d’amoureux de la plongée et des fonds marins.
La splendide Marettimo – l’ancienne Hiera, une île sainte pour les Grecs – est sans conteste un authentique sanctuaire naturel, qui domine la mer cristalline du haut du pic Falcone. Ses profondeurs et ses grottes, qui comptent parmi les plus impressionnantes de toute la Méditerranée, sont protégées par la Réserve marine. En égard à son histoire géologique, Marettimo, jardin rocheux encerclé par la mer, est l’une des îles italiennes les plus intéressantes quant à l’étude de la nature.
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