» Botticelli: le peintre
de la Lumière et de la Grâce
Par Marie-José Bourgeois-Ferrero
Aussi célèbre que la Joconde, les petits anges accoudés de
Raphaël ou les portraits dAndy Warhol, la Vénus aux longs
cheveux bouclés sortant de londe sur sa coquille, poussée
par un zéphyr joufflu, appartient désormais au panthéon de nos
images.
La nascita di Venere est luvre de Botticelli.
Le peintre préféré de la Renaissance italienne triomphe actuellement
au Musée du Luxembourg dans une exposition exceptionnelle où
sont rassemblés hors dItalie pour la première fois 20
de ses uvres majeures, 6 dessins illustrant la Divine
Comédie de Dante et, en confrontation 13 uvres essentielles
de ses contemporains : Leonard de Vinci, son maître Filippo
Lippi, Piero di Cosimo... Au moment où Alessandro di Mariano
Filipepi le futur Botticelli, voit le jour à Florence en 1445,
Brunelleschi a terminé le dôme de Santa Maria cest, dit-on
la fin du Moyen Age.
Quand il meurt, oublié de tous en 1510, le règne des Médicis,
ses glorieux mécènes, sest effondré,Christophe Colomb
sest embarqué vers lAmérique en déplaçant dans son
sillage laxe de la fortune du monde. Nous sommes aux portes
des Temps Modernes. Comme nous, il a vécu le passage dun
siècle à lautre ! Voyages, conflits, procès, amour, alimentent
abondamment notre connaissance des vies ardentes de Leonardo
da Vinci ou de Michelangelo. Les deux monstres sacrés contemporains
de ces années rinascimentales. Pour Botticelli, rien
ou
presque.
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