» Calcio, Un vrai
gachis !
Par Piero
Negri
Pour mieux comprendre le chaos qui bouleverse
le football italien, nous avons rencontré une de ses vedettes
: le "Golden Boy", Gianni Rivera, héros du mythique
4-3 infligé à lAllemagne à la coupe du monde 1970, au
Mexique.
Comme lorsquil évoluait sur le terrain, avec une élégance
qui faisait mal (à ses adversaires), Gianni Rivera a commenté
pour nous les dernières nouvelles de la planète foot : "Peut-être
la seule voie serait-elle denlever aux dirigeants leur
autorité "parentale" et de confier la gestion du football
à des techniciens et à des joueurs. Cest seulement ainsi
quon pourrait recommencer enfin à parler de sport".
Gianni Rivera a célébré à la mi-août ses soixante ans. Né à
Valle San Bartolomeo, près dAlessandria, le 18 août 1943,
il a joué dans les équipes dAlessandria et de Milan. A
chaque nouveau tournant de la crise, on parle de lui comme du
possible président de la Federcalcio.
Un président de confiance, une personnalité du monde du sport
capable de mettre à profit lexpérience acquise en tant
que sous-secrétaire à la Défense dans trois gouvernements différents
de lUlivo. "La cause de tous les problèmes actuels,
dit-il, a été la décision de donner aux clubs des objectifs
de rentabilité. Il fallait une véritable réforme du sport, pas
seulement du calcio, une réforme qui aurait impliqué lEtat
pour ce qui concerne les implantations et qui aurait reconnu
la nature particulière, importante également sur le plan social,
des clubs sportifs. On na pas voulu la faire et, aujourdhui,
on en paie les conséquences.
Et le pire cest que, bien quentrés dans résoudre
le problème, ce sont eux qui sont chargés de trancher les débats.
Le problème, justement, cest quil ny a pas
dalternative. Il faut quils se parlent."
Retrouvez la suite
de l'article dans Radici