La grande marche arrière ?

Dans l’esprit des gens il y a parfois comme une étrange nostalgie de l’adage « Tout était mieux quand c’était pire », et cette idée semble envahir aujourd’hui l’espace de l’espoir, de la pensée, de la musique, de l’art, de tout. Si on ajoute à cela le climat de férocité croissante de la vie politique et la fragmentation de tous les partis traditionnels anéantis par les affaires et la corruption, on peut dire que nous courrons le risque de mettre réellement en danger notre système démocratique, du moins comme nous l’avons connu dans nos pays que nous découvrons soudainement plus fragiles que ce que nous imaginions.

Il est absurde, à 60 ans de la naissance de l’Europe (voir dossier page 22), dans notre adolescence démocratique évidente, que nous nous sentions obligés de fouiller dans le passé, même le plus sombre, pour chercher des modèles de vie que seule une fausse nostalgie nous fait croire meilleurs.

Au jeu du « Tout était mieux quand c’était pire », nous risquons de retourner à la case-nation, à ce chacun pour soi qui, dans un passé pas si lointain, a provoqué souffrances et guerres inutiles.

Rocco Femia

Pour lire la totalité de l’article abonnez-vous à la revue

Dans le même numéro

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

close
Facebook IconTwitter IconGoogle PlusGoogle Plus
close
Facebook IconTwitter IconGoogle PlusGoogle Plus