Le mythe disparu

Selon un rapport publié par le Réseau des solutions pour le développement durable des Nations Unies (Sustainable Development Solutions Network), sur 156 pays, l’Italie apparaît comme un pays malheureux. En effet, la Péninsule occupe la 48e place, la France est 31e. La Norvège est 1re (elle était 4e en 2016), le Danemark 2e et l’Islande 3e, suivis de la Suisse, la Finlande, les Pays-Bas, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et la Suède. Or, selon les responsables du rapport, le bon équilibre entre la prospérité – telle qu’elle est conventionnellement mesurée – et le capital social constitue l’élément essentiel qui détermine cette estimation. À ces critères, les Nations Unies ont ajouté le produit intérieur brut par habitant, l’espérance de vie, la liberté, la générosité en termes de donations, l’aide sociale et l’absence de corruption dans le gouvernement et le monde du travail. Évidemment, ce dernier point suffit pour rendre l’Italie non seulement peu compétitive mais aussi peu exemplaire.

Néanmoins, je me demande si ces éléments suffisent à définir le bonheur d’un peuple. J’ai quelques doutes. Il ne faut pas exagérer, quelque chose ne tourne pas rond dans cette enquête. En regardant la liste des dix premiers pays du classement, de la Norvège à la Suède, le fait qu’ils s’agissent de pays riches saute immédiatement aux yeux. Il est difficile de dire s’ils sont « plus riches » que l’Italie ; à première vue certainement, mais aucun d’eux n’est vraiment célèbre pour sa gaité ou sa dolce vita.

Rocco Femia

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