Désintoxiquons-les

Proponiamo in questo articolo l’analisi impietosa del Vicedirettore del giornale Il Fatto Quotidiano, Marco Travaglio, senza dubbio una delle penne più lucide e libere della stampa italiana. La sua analisi, in un momento in cui l’esercizio del potere in Italia conosce un vuoto mai visto prima, lontana dai clivages politici, non da tregua alla casta politica, a destra come a sinistra. Eppure, esiste un programma che riscuoterebbe il consenso unanime degli italiani e che nessuno ha il coraggio di sposare: la legalità. Non il giustizialismo, ma il principio semplice e sacrosanto che la legge è uguale per tutti.

Que va-t-il advenir des millions d’électeurs de centre-droit qui, pendant presque vingt ans, ont voté Berlusconi et qui désormais n’en peuvent plus ? Se moquer d’eux parce qu’ils ont fait confiance à un camelot à mi-chemin entre Al Capone et Wanna Marchi (animatrice de télé-achat peu scrupuleuse, ndr) ne sert pas à grand-chose. Déjà, leurs amis au bar, au bureau, ou au club de pétanque les tournent en dérision à coups de « Je te l’avais dit », « pauvre con », « Tu lui as tenu le sac pendant 17 ans et lui, pendant ce temps, il te piquait ton portefeuille ». Mais les convaincre de voter pour le centre-gauche serait une entreprise vaine, même si le centre-gauche était un tant soit peu présentable, mais imaginez, avec la parodie de centre-gauche que nous avons actuellement. Et alors ? Gianfranco Fini, avec une intuition louable, avait essayé, il y a un an, d’offrir une chaloupe de sauvetage à qui rêvait d’une droite normale. Dommage que cela n’ait été qu’une intuition, qui plus est confiée à des magouilleurs comme Italo Bocchino, à de vieux roublards comme Andrea Ronchi, Giuseppe Consolo, Adolfo Urso et cette horde de renégats qui, au moindre bruissement de billets de banque, au moindre bruit de fauteuil qui se libère, reviennent promptement au bercail, déguisés en « responsables ». L’alliance avec Pier Ferdinando Casini (leader de l’UDC-Unione di Centro, ndr) et même avec Francesco Rutelli (leader de l’ApI-Alleanza per l’Italia, ndr) a mis fin – du moins pour le moment – au rêve pompeusement appelé Futuro e Libertà per l’Italia, malgré l’engagement de personnes sérieuses comme Fabio Granata, Angela Napoli, Flavia Perina, Filippo Rossi.

Marco Travaglio

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