GIACOMO : un regard humoristique sur l’immigration italienne

Giacomo

« Je suis sur le quai de la gare… Je retourne en Italie, dans mon village où je suis né. C’est beau de revenir après toutes ces années… Tu entends les cloches, les cloches du campanile ? »  – Gilbert Ponté

Un regard tendre et humoristique sur l’immigration italienne en France, dans les années cinquante. Vue à travers le prisme d’un enfant. Giacomo n’est encore qu’un enfant lorsque ses parents décident de partir pour la France.  Il raconte son histoire, son voyage, son nouveau pays. Une France des années 50, qui vibre sur les tubes de Dalida et frissonne sur les films de John Wayne.

Ce retour en arrière fait découvrir une multitude de personnages truculents et de scènes rocambolesques.

L’histoire se déroule durant « les trente glorieuses », une atmosphère d’exode, une urgence, rythme le début de la pièce ; il faut partir mais où ? La Belgique ? Non ! L’Allemagne ? L’Amérique ? Non plus ! La France, finalement… Un enfant est entraîné dans ce tourbillon d’excitation : Giacomo. Il est encore petit quand ses parents, Luigi et Maria, se retrouvent sur le quai de la gare, au milieu de tous ces visages qui s’observent et s’épient, de toutes ces énergies qui s’emmêlent et se foudroient. Des amoureux qui pleurent, des mères qui s’effondrent, des nerfs qui craquent… Un voyage en train, éprouvant, tous les hommes fument, toutes les femmes prient, l’ennuie, la chaleur, le mal des transports, les esprits s’échauffent. Puis finalement, la France, après vingt heures de voyage. Un soulagement, une libération, du travail ! Les premières années, et les joies d’enfant. L’école, les copains, et les gens du quartier, une cité ouvrière, une cité de baraque, un baraquement de baraques. Une classe populaire qui s’amuse, des ethnies qui s’aident, des personnages hauts en couleur, et un prêtre-ouvrier qui essaie de canaliser toute cette effervescence. Voilà ce qui résume cette pièce, une histoire emplie de vie, et d’humanité, une tragi-comédie drôle et touchante.

Mise en scène : Valentin Ehrhardt – Coll. artistique Nathalie Galloro
Avec Valentin Ehrhardt – Chant : Elisabeth Aubry


Comédie Nation 11e
Les vendredis et dimanches du 6 au 22 octobre 2017

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