Gianpietro Campana – La malédiction de l’anticomane

Jean-Luc Dousset
GIOVANNI PIETRO CAMPANA – LA MALÉDICTION DE L’ANTICOMANE

Éditions Jeanne d’Arc / 232 p. / 15 €

Né à Rome en 1808, Giovanni Pietro Campana a constitué en moins de trente ans la plus importante collection d’antiquités et d’œuvres d’art jamais réalisée. Il perd la raison en mettant au jour les trésors, les milliers de bijoux en or que renferment les tombes étrusques. Archéologue, marchand d’art, mécène, directeur du mont-de-piété, Giovanni Pietro Campana se constitue ainsi une collection unique avec plus de 15 000 objets d’art, des bijoux étrusques, des poteries grecques et romaines, des majoliques mais aussi des tableaux, des peintures des primitifs italiens de la Renaissance. Mais il a besoin d’argent, et il y en a au mont-de-piété…

Le cardinal Antonelli, qui n’avait pas supporté la nomination de Giovanni Pietro Campana en 1833 à la tête du mont-de-piété de Rome, tient sa revanche près de vingt-cinq ans plus tard : le marquis Campana est arrêté, incarcéré à la prison San Michele à Rome, puis condamné à vingt ans de galère pour détournement de fonds publics. Dès lors, Giovanni Pietro Campana va assister à la mise en pièces de sa collection, devenue la proie des États. En 1861, la France acquiert la majeure partie des œuvres d’art. Pouvant enfin rentrer dans Rome après la chute des États pontificaux, il va tenter d’obtenir réparation, au nom de la justice.

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