Une résolution européenne sur la criminalité organisée

Le Parlement européen a approuvé, à l’unanimité, la résolution sur la criminalité organisée. Avec une attention toute particulière portée aux écomafias et aux biens illégalement acquis.

Pour la première fois, la criminalité organisée a une place officielle dans l’agenda de l’Union européenne dont la mission sera de mettre en place une commission antimafia européenne et de protéger les victimes, les témoins et les collaborateurs de justice. Les condamnés ne seront plus éligibles au Parlement, les biens illégalement acquis seront confisqués sur tout le continent européen et le délit d’association mafieuse sera introduit dans tous les États membres.
Toutes ces nouveautés explosives sont prévues par la première résolution sur la criminalité organisée, approuvée – quasiment à l’unanimité – par le Parlement européen, avec des accords transversaux entre groupes politiques différents, voire opposés : socialistes et conservateurs, populaires et communistes, verts et libéraux. À l’origine de cette résolution historique, Sonia Alfano, parlementaire européenne de l’Italia dei Valori et présidente de l’Association des familles des victimes de la mafia. Une mesure hautement symbolique que les parlementaires ont dédiée aux centaines de victimes innocentes et aux héros italiens, comme le père Beppe Alfano, courageux chroniqueur sicilien, assassiné par la mafia en 1993, tout près de son domicile, à Barcellona Pozzo di Gotto, dans la province de Messine.

Pietro Scaglione

Bottone Radici

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