Comme si j’étais seul

Comme si j'étais seul

Traduit de l’italien par Chantal Moiroud.

1995. Le conflit en Yougoslavie s’intensifie. À tout juste vingt ans, Dražen Erdemović s’engage dans l’armée serbe dans l’espoir d’offrir un avenir à sa femme et sa fille qui vient de naître. Né en Bosnie-Herzégovine, de parents croates, Dražen est le symbole même du multiculturalisme yougoslave. L’uniforme serbe est le troisième qu’il endosse, mais rien ne lui importe plus que de voir son pays à nouveau en paix. Il va découvrir l’horreur de la guerre, l’impuissance d’un homme seul face à un groupe de soldats incontrôlés, l’anéantissement des consciences.

La force de ce roman tient dans le choix narratif de l’auteur : trois voix alternent ainsi dans une partition bien rythmée. Celle de Dirk, soldat néerlandais qui assiste à l’impuissance des casques bleus de l’ONU. Celle de Romeo González, juge au Tribunal pénal international de La Haye, qui s’apprête à rendre son verdict un an plus tard. Et celle Dražen, qui devient l’un des acteurs du pire massacre commis en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.


L’auteur

Marco Magini était un enfant pendant la guerre en Yougoslavie. Mais alors qu’il est étudiant, il découvre l’histoire de Dražen Erdemovic et cet épisode de l’histoire devient une obsession.

Marco Magini est né à Arezzo en 1985. Il est diplômé en Politique économique internationale de la London School of Economics. Pour son travail, il a vécu au Canada, aux États-Unis, en Belgique, en Turquie et en Inde. Aujourd’hui, il vit et travaille à Londres où il s’occupe de changement climatique et d’énergie renouvelable.

HC Éditions / 192 pages /  19 €

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