Les Sigisbées. Comment l’Italie inventa le mariage à trois

Le Sigisbées

Roberto Bizzocchi

Les Sigisbées. Comment l’Italie inventa le mariage à trois

Trad. J. Dalarun

Rome, Venise, Naples… À l’époque de Casanova, de Tiepolo et de Goldoni, la noblesse italienne invente un modèle étonnant de mariage à trois : le mari, la femme et le chevalier servant de celle-ci, le sigisbée. Parfois marié, mais le plus souvent célibataire (voire ecclésiastique), le sigisbée  accompagne la femme d’un autre homme en société, de manière officielle et avec l’accord du mari. Les voyageurs étrangers visitant l’Italie ont rendu compte avec surprise de la diffusion dans la péninsule du « mariage triangulaire », toléré par l’Église. Doté d’un statut officiel, le n°3 du couple ouvre aux femmes des possibilités inattendues qui
sont loin d’être seulement amoureuses. Utilisant les mémoires, les correspondances et les archives notariales aussi bien que la littérature, la musique et la peinture, Roberto Bizzocchi fait revivre brillamment des destins singuliers parfois pathétiques, parfois sordides, parfois sublimes… 

Prix : 25 €
Nombre de pages : 456 p. avec de illustrations

L’auteur

Né en 1953, Roberto Bizzocchi est ancien élève de l’École normale supérieure de Pise (1975-1981). Chercheur en historie il est depuis 2000 professeur à l’Université de cette ville. Il est régulièrement invité à l’EHESS de Paris et Marseille.

2 réponses à Les Sigisbées. Comment l’Italie inventa le mariage à trois

  1. Arturo dit :

    Voilà un ouvrage de socioanthropologie politique pardon d’anthropologie sociopolitique italienne pas du tout rébarbatif. L’auteur analyse les notions proches de valentin, dameret, compère… Il envisage l’effet des régimes politiques sur la sociabilité noble et même roturière. C’est facile à lire, c’est people et l’auteur est le seul à s’y retrouver avec le frère du mari dont la cousine est l’amie de la commère dont le compère… je n’ai pas tout compris. Quant à la touche italienne de l’anthropologie sociopolitique elle tient sans doute à ce que l’auteur veut à tout prix savoir si les sigisbées couchaient ensemble. Ce n’est pas l’apport le plus précieux à la science.

  2. Arturo dit :

    Voilà un ouvrage de socioanthropologie politique pardon d’anthropologie sociopolitique italienne pas du tout rébarbatif. L’auteur analyse les notions proches de valentin, dameret, compère… Il envisage l’effet des régimes politiques sur la sociabilité noble et même roturière. C’est facile à lire, c’est people et l’auteur est le seul à s’y retrouver avec le frère du mari dont la cousine est l’amie de la commère dont le compère… Quant à la touche italienne de l’anthropologie sociopolitique elle tient sans doute à ce que l’auteur veut à tout prix savoir si les sigisbées couchaient ensemble. Ce n’est pas l’apport le plus précieux de cet ouvrage.

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