Francesco Vidotto
ONESTO
Trad. Johan-Frédérik Hel-Guedj
Calmann Lévy | 200 p. | 20,50 €
Par une nuit de tempête, depuis sa cabane perdue dans les bois de Cadore, dans les Dolomites, Francesco aperçoit un vieil homme et l’invite à se mettre à l’abri. C’est ainsi qu’il rencontre Guido Contin, dit Cognac qui, le lendemain, lui présente son trésor personnel : une boîte en bouleau remplie de lettres anciennes. Chacune est adressée à l’une des montagnes environnantes et raconte des moments marquants de la vie d’un certain Onesto. Ces histoires en apparence simples révèlent des événements extraordinaires. L’auteur livre ici une ode aux paysages magnifiques du nord de l’Italie et un message d’espoir.
Federica Manzon
RETOUR À TRIESTE
Trad. Laura Brignon
Albin Michel | 352 p. | 22,90 €
Alma avait fui Trieste pour une nouvelle vie. Contrainte d’y retourner à la mort de son père, la jeune femme, journaliste à Rome, s’est donné trois jours pour régler la question de l’héritage. Mosaïque de cultures et de langues qui coexistaient avant d’entrer en conflit, la ville de son enfance lui apparaît soudain comme son propre miroir : étrangère à elle-même et soumise à tant d’influences. Dont celle de Vili, qu’elle souhaitait ne jamais revoir, et qui est pourtant chargé de lui remettre l’héritage de son père. Prix Campiello 2024.
Andrea Bajani
L’ANNIVERSAIRE
Trad. Nathalie Bauer
Gallimard | 160 p. | 19 €
Dix ans après avoir définitivement tourné le dos à ses parents, un homme peut enfin raconter les raisons de cette rupture. Sans accuser ni absoudre, il ausculte avec précision les dynamiques d’un foyer rongé par l’autorité paternelle. Dans ce huis clos feutré, où la violence s’insinue sans éclats, les mots sont des dagues enfoncées dans la chair, et l’emprise est pavée de bonnes intentions. Roman d’une libération, L’Anniversaire dessine les contours d’un enfer domestique dont seul un geste radical peut permettre de se sauver. Prix Strega 2025.
Alain Blondy
HISTOIRE DU ROYAUME DE NAPLES DU Ve AU XIX e SIÈCLE
Perrin | 400 p. | 24 €
Une plongée passionnante aux origines du sud de l’Italie. L’histoire du royaume de Naples est indissociable de celle du royaume de Sicile. Tour à tour séparés ou soumis à un même souverain, ils n’ont été unifiés qu’en 1816 par la création du royaume des Deux-Siciles qui disparut en 1860 à l’occasion de la fondation du royaume d’Italie. Ces deux régions, soumises de longue date à des influences contraires (Grecs et Carthaginois, chrétiens et musulmans, Latins et Byzantins) n’acquirent d’autonomie véritable qu’avec leur conquête au début du XIe siècle par les Normands.
Jean-François Rauger
ROSSO SANGUE
LE CINÉMA ITALIEN DES ANNÉES DE PLOMB
Façonnage | 290 p. | 24 €
Le cinéma italien des années 1970 a capté comme nul autre les soubresauts d’une époque en ébullition. Héritier du néoréalisme qu’il réinvente, il devient le relais d’une effervescence politique et sociale. C’est l’histoire de ce moment, surnommé les années de plomb, que raconte Rosso sangue, à travers celui qui l’a documenté en direct : le cinéma. Un regard à la fois politique et cinéphile sur l’un des chapitres les plus intenses de l’Histoire italienne moderne.
Diego Dilettoso
ITINÉRAIRES D’UN ANTIFASCISTE
CARLO ROSSELLI DANS LE PARIS DES ANNÉES 1930
Rue d’Ulm | 248 p. | 24 €
Figure singulière de l’exil italien, fondateur du mouvement antifasciste Giustizia e Libertà et théoricien d’un socialisme libéral associant collectivisation partielle et défense des libertés individuelles, Carlo Rosselli (1899-1937) a opposé au fascisme une pensée politique profondément originale. Ce livre l’accompagne dans la dernière période de sa vie, passée en France entre 1929 et 1937, depuis son évasion de l’île-prison de Lipari jusqu’à son assassinat par des membres de la Cagoule, pour le compte des services spéciaux mussoliniens.
















