Libri 73-74

Quelque chose d'écrit

Emanuele Trevi

QUELQUE CHOSE D’ÉCRIT

Traduction M. Pozzoli

Actes Sud / 52 p. / 23,50 €

L’histoire presque vraie d’une rencontre impossible avec Pier Paolo Pasolini, à travers sa comédienne fétiche Laura Betti. Un livre qui brouille magistralement les genres littéraires et propose une interprétation, aussi radicale qu’inattendue, de Pétrole. « Emanuele Trevi n’a jamais connu Pasolini. Mais pour gagner sa vie, dans les années 1990, il a travaillé au Fonds Pasolini de Rome, les archives jalousement conservées, à l’époque, par Laura Betti. À la fois roman, biographie, autobiographie, essai, Quelque chose d’écrit nous convie à un voyage à travers le temps et l’espace, où se mêlent réflexions sur la littérature, portraits, descriptions et monologues, et où le grotesque côtoie sans cesse le pathétique, voire le sacré » (M. Pozzoli).


Je suis le Libanais

Giancarlo De Cataldo

JE SUIS LE LIBANAIS

Traduction P. De Luca et G. Toulouzan

Éditions Métailié / 132 p. / 14 €

 

Années 1970. Dans la cour d’une prison, un garçon de 25 ans sauve la vie d’un autre jeune homme, objet d’une tentative d’assassinat. La victime est le neveu d’un chef mafieux. Pour le sauveur, Pietro Proietti, dit « le Libanais », c’est le point de départ d’une carrière criminelle. Le « boss » lui offre de participer à un trafic de drogue mais, pour cela, le Libanais va devoir trouver de l’argent… Dans sa quête de fonds, il va tomber amoureux d’une bourgeoise gauchiste, Giada. Situé, dans la chronologie romanesque de Giancarlo De Cataldo, avant Romanzo criminale, ce récit nous fait retrouver les personnages de la grande saga du crime à Rome telle que l’auteur nous l’avait offerte. En raison de sa profession de magistrat, De Cataldo peut s’appuyer sur une connaissance approfondie du roman vrai de la criminalité romaine.


ILS Y ONT CRU

Christopher Duggan

LS Y ONT CRU.

UNE HISTOIRE INTIME DE L’ITALIE ET DE MUSSOLINI 

Traduction C. Dutheil de la Rochère

Flammarion / 496 p. / 28 €

L’auteur retrace l’histoire de l’Italie fasciste en concentrant son attention sur un aspect trop souvent négligé : celui de l’opinion publique. Il évoque les voix des Italiens des années 1920 à 1945 et montre comment ces derniers ont compris cette période, l’ont espérée et vécue, en s’appuyant sur des journaux intimes ou des lettres envoyées au Duce par des admirateurs.


Dino Buzzati

CHRONIQUES DE LA GUERRE SUR MER

Traduction S. Laporte

Belles Lettres / 300 p. / 23,90 €

Chroniques de la guerre sur mer, inédit en France, reprend les dépêches envoyées par le correspondant du Corriere della Sera pendant les trois années durant lesquelles il participe aux batailles navales entre les flottes italiennes et britanniques, des côtes siciliennes et du Golfe de Syrte jusqu’à la mer Égée. De la guerre fantasmée à la guerre vécue, l’auteur se retrouve soudain plongé au milieu des combats navals, mais aussi de leur longue attente. Il n’a pas son pareil pour raconter la guerre à partir de la bravoure d’un simple mousse, du vacarme de la salle des machines, et même du regard d’un chien. Ces chroniques demeurent un témoignage rare d’un épisode peu connu de la Seconde Guerre mondiale.


LE PROFESSEUR ET LA SIRÈNE

Giuseppe Tomasi di Lampedusa

LE PROFESSEUR ET LA SIRÈNE

Traduction J.-P. Maganaro

Au fil des pages de ces nouvelles, le lecteur éprouvera la joie d’entrer dans le laboratoire de l’auteur, de retrouver les lieux de son enfance, ces vastes demeures siciliennes qui rappellent les immenses palais du Guépard, les personnages du grand roman, et les thèmes universels de la mort et de la beauté. Le professeur de la merveilleuse nouvelle éponyme évoque le prince de Salina, qui lui-même

évoque Lampedusa : fiction et autofiction sont, comme toujours, intimement liées. La nouvelle traduction de Jean-Paul Manganaro rend justice à la prose de l’auteur.


RETROUVER SES ANCÊTRES ITALIENS

Nathalie Vedovotto

RETROUVER SES ANCÊTRES ITALIENS

Editions Archives & Culture / 112 p. / 12 €

La quête d’ancêtres italiens reste délicate à cause d’une dispersion des archives utiles au généalogiste : les documents antérieurs à l’unité italienne ne sont ni tous semblables, ni conservés dans les mêmes lieux, les registres paroissiaux sont encore sous la garde des curés, etc. Ce guide aidera les personnes en quête de leurs racines italiennes, autant en s’adressant aux autorités locales compétentes qu’en exploitant les diverses ressources disponibles en ligne. Il présente l’organisation des archives et les caractéristiques liées à l’histoire de la constitution de la nation italienne. Il aborde également la recherche de descendants d’Italiens ayant migré ailleurs dans le monde.

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