La Chapelle Sixtine de Michel-Ange

C’est l’État le plus petit du monde, une poignée d’hectares, à peine 800 habitants (et encore moins de citoyens). Il est gouverné comme une monarchie absolue – c’est-à-dire par un roi qui ne doit rendre de comptes à aucun Parlement – et sa langue officielle est le latin. Il s’agit, bien sûr, du Status Civitatis Vaticanae, de la Cité du Vatican ou, plus simplement, du Vatican. Un État très jeune, né, formellement, en 1929. Cependant, ses racines sont ancrées dans une tradition millénaire, et lorsque son souverain s’exprime, le monde entier l’écoute. Et que dire des trésors qu’il renferme : il n’existe nulle part ailleurs une telle densité d’œuvres d’art. Comment, donc, peut-on évoquer une réalité aussi extraordinaire ? Avec la solennité des fastes et des rites, des ors et des argents, ou en privilégiant la simplicité de la vie quotidienne d’un pays où tout est nécessairement mignon. La revue italienne MERIDIANI et RADICI ont choisi de le faire à travers la beauté sensationnelle de la Chapelle Sixtine, une œuvre d’art qui a non seulement marqué la vie de l’un des principaux artistes italiens de tous les temps, Michel-Ange, mais aussi l’histoire de l’art tout court. Et le Pape alors, direz-vous ? Vous découvrirez également, sous la rubrique Itinéraire de ce numéro, son mode d’élection et l’intimité d’un conclave. Une façon – certainement pas la seule – de le connaître un peu mieux.

Remo Guerrini
Directeur de la revue Meridiani

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