Le vrai problème

Entre refus, accueil intéressé et accueil désintéressé, la question de l’immigration fait couler beaucoup d’encre en Italie, dans les journaux et sur Internet, entraînant des disputes qui ne tiennent pas toujours compte, de façon claire et lucide, de la réalité des faits.

Nous devrions nous rappeler, par exemple, que dans les pays de départ, les migrations sont avant tout le fruit du chaos engendré par des économies sinistrées et des rapports sociaux qui interdisent à la population de gagner leur vie dans leur région d’origine. En Italie, ces réalités suscitent, en général, trois sortes de réaction que nous pouvons synthétiser brièvement de cette manière : une première de « refus », qui se concrétise souvent par le soutien apporté aux partis xénophobes ; une seconde que l’on peut qualifier « d’accueil intéressé » en raison de la contribution que de nombreux migrants apportent à la croissance économique et à la richesse monétaire des Italiens ; enfin une dernière réaction que nous pouvons appeler « accueil désintéressé », fondée sur la solidarité et la générosité envers ces personnes en difficulté.

Les positions xénophobes, comme celles de la Ligue du Nord, par exemple, amplifient les problèmes créés par l’arrivée d’un nombre toujours croissant de migrants, mettant l’accent sur l’insécurité et sur les inévitables dégradations subies par les structures dans lesquelles arrivent ces personnes et où elles doivent se débrouiller pour survivre.

Rocco Femia

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