Besoin de confiance et risque de désenchantement

Matteo Renzi

Le mot rottamazione est celui qui définit le mieux ou, peut-être, à le mieux défini Matteo Renzi.
En italien, il signifie « remplacement de l’ancien » ; dans le cas qui nous intéresse, il pourrait être synonyme de renouvellement.
Mais sommes-nous véritablement en train d’assister à quelque chose de ce genre ?

Serions-nous à l’automne de notre mécontentement politique ? Il est certain que cette saison ne s’annonce pas comme celle de l’enthousiasme. Pour Matteo Renzi, pour ses adversaires, mais aussi pour les Italiens et pour leur travail. Tout se tient, comme toujours. Conséquence d’une crise supérieure aux forces des gouvernements et des entreprises. Plus de cinq mois ont passé depuis ces élections européennes qui semblaient avoir renversé les équilibres, mettant résolument un seul homme à la tête du pays : le Matteo Renzi du bonus fiscal, des 80 euros de plus sur la feuille de paye, du dire che diventa fare [des mots qui deviennent des actes], selon sa propre expression.

Dérisoires, comme une pluie fine dans la sécheresse d’une forêt pétrifiée, les 80 euros n’ont pas suffi à revitaliser la sève de la consommation. La reprise économique n’est pas arrivée, et les poches sont vides. On ne pourra dorénavant que couper du bois mort pour économiser et essayer de ne pas taxer davantage.

La Rédaction

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