En route pour l’Europe

« Quand les émigrés c’était nous » va maintenant partir en tournée à travers l’Europe. Un projet qui n’aurait pas pu voir le jour sans l’Association Christine de Suède, l’Européenne.
Une association qui a retrouvé dans le spectacle les valeurs de tolérance et de vivre-ensemble qu’elle porte au quotidien à travers le continent. Entretien avec Mats Liljefors, chef d’orchestre et président de la Foundation Queen Christina Stockholm.

«Je m’attendais à quelque chose de plus léger, de plus entertainment (de l’ordre du divertissement, ndr) et, en fait, j’ai reçu un message sérieux qui touche le cœur ». Après avoir vu le spectacle du GRUPPO INCANTO à Montauban, Mats Liljefors, est conquis. À tel point qu’à la fin du récital, il est monté sur les planches pour parler aux choristes. « J’ai été frappé par cette vraie histoire, sur fond d’amertume et d’émotions sincères ». Et en matière de scène, l’homme s’y connaît. Il a dirigé des orchestres à travers le monde notamment à Saint-Pétersbourg où il a œuvré plusieurs années. Mais son histoire l’a toujours ramené à son pays natal : la Suède. Tout en continuant son parcours de chef d’orchestre, l’humaniste qu’il est préside la Foundation Queen Christina Stockholm.

Un chef d’orchestre à la baguette

Ce qui le saisit également dans la représentation à laquelle il vient d’assister, c’est qu’elle « rejoint exactement le contenu » de son association. Plutôt que de définir cette association, présentons le personnage qui l’incarne : Christine de Suède. Les années qui passent n’y changent rien, Mats Liljefors parle toujours d’elle avec autant de fougue. « Rendez-vous compte ! Nous sommes au XVIIe siècle. Christine de Suède ne s’est pas mariée pour ne pas avoir d’héritier au trône. Elle a abdiqué. Protestante, elle s’est convertie au catholicisme. Imaginez, quel triomphe ce fut pour le Pape quand elle s’est convertie. On lui a même construit des portes dans certaines cités, comme celle qui trône encore Piazza del Popolo à Rome. Féministe, elle a également été une « reine de paix » partout où elle est passée. »

Propos recueillis par Patrick Noviello

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