Chères lectrices, chers lecteurs,

En dépit de la crise sanitaire inédite à laquelle sont confrontés la France, l’Italie, et le monde entier, vous continuez à nous suivre, et nous tenons à vous remercier chaleureusement de la fidélité que vous témoignez à la revue RADICI. Ce nouveau numéro est certainement spécial en raison de la période que nous vivons et des changements qui se sont imposés à nous. Il va falloir faire, tous et chacun avec responsabilité et liberté, des choix responsables. Dans ce numéro, nous avons fait l’effort d’aller chercher le positif malgré la situation tourmentée que la pandémie a engendrée. Un numéro qui montre une Italie qui ne baisse pas les bras, une Italie qui veut s’en sortir : l’Italie du savoir-faire, de la générosité et de l’altruisme. Vous trouverez ainsi la contribution de l’ancien maire de la ville éternelle, Walter Veltroni, qui nous accompagne dans les rues d’une « Rome déserte », entre rêve et cauchemar. Il nous guidera dans un voyage plein de souvenirs et d’amour pour imaginer la suite. Nous irons également à Bologne, la ville qui, quelques semaines seulement avant le début de l’épidémie, avait demandé à l’Unesco de déclarer Patrimoine de l’Humanité ses « prestigieux et uniques » 64 km de portiques. Des couloirs couverts qui la traversent, telles des veines dans un corps, véritables lieux de socialisation et de circulation des visiteurs et des habitants. Après Bologne, c’est une plongée dans le passé de la Renaissance pour célébrer les 500 ans de la disparition du peintre Raphaël. Un parcours artistique qui nous rappelle que sans l’art et la culture, nous sommes perdus. Nous découvrirons aussi la richesse des diversités culturelles italiennes. C’est le cas de la présence séculaire des communautés albanaises dans la Péninsule, et tout particulièrement en Calabre, qui accueille le nombre le plus important de villages d’origine arbëreshë. Pour notre rubrique Cinéma, nous avons recueilli les impressions de Giorgio Diritti, réalisateur du film sur le peintre émilien Antonio Ligabue, Volevo nascondermi, film qui a valu à Elio Germano le prix d’interprétation masculine au dernier Festival de Berlin. Et puis nous allons vous parler de l’idée surprenante d’une entreprise familiale de Livourne qui a produit, avec des méthodes antiques, un vin affiné en mer. Oui, vous avez bien lu, dans l’eau salée ou du moins en partie. Difficile à croire, et pourtant cette perle œnogastronomique sera bientôt disponible pour les passionnés de vin. Encore une excellence du Made in Italy, la fabrication des jeans les plus écologiques de la planète. Un denim qui ne pollue pas, produit en Italie par une entreprise milanaise, grâce à l’utilisation de champignons et d’algues. En cette période sombre, nous avons fait le pari de donner couleurs et fondements à nos efforts. Les collaborateurs de RADICI ont relevé ce défi, il reste maintenant votre réponse dont nous ne doutons pas qu’elle sera, comme toujours, forte et généreuse. La vocation de la revue RADICI est d’incarner un espace de réflexion et de beauté quotidienne, tellement nécessaire en ce moment. Et c’est peut-être cela qui a déterminé, grâce à vous, le succès de RADICI. Or, continuer à vous fournir des informations de qualité a un coût important, et en raison de l’urgence sanitaire dans laquelle nous sommes et de l’absence de visibilité qu’elle engendre, nous avons plus que jamais besoin de votre soutien. Le soutien le plus fort que vous puissiez nous apporter, c’est de vous abonner, de vous réabonner et si possible de proposer aux amis de s’abonner à leur tour. Pour ceux qui le désirent et le peuvent, vous pouvez aussi faire un don supplémentaire pour soutenir la revue. Merci du fond du cœur et surtout, nous vous souhaitons à tous, en France, en Italie, partout dans le monde, de traverser cette période éprouvante le plus sainement et le plus sereinement possible. Ensemble, nous gagnerons.

Rocco Femia, directeur de la publication et de la rédaction de RADICI