L’Italie tremble. Depuis toujours. Et elle tremblera encore.


Si durant les trente dernières années, 45 séismes d’une magnitude supérieure à 5 sur l’échelle de Richter ont été enregistrés, le Réseau Sismique National a constaté dans la même période plus de 190 000 événements sismiques, tous causés par la poussée (imperceptible ou légère, rarement dramatique) des plaques africaine et euro-asiatique. Ainsi, 70 % de la Péninsule présente un risque sismique.

Le tremblement de terre qui a éradiqué Amatrice, Accumoli et Pescara del Tronto, villages des Marches et du Latium, n’est que la dernière tragédie qui a porté sur les pages des journaux et sur les écrans télévisés toutes ces données scientifiques, entre-temps, oubliées, négligées, reléguées dans les gros livres des spécialistes ou les archives des responsables. Pourtant, quand cette poussée devient dramatique, quand les maisons s’écroulent, quand les enfants meurent, c’est la course à la solidarité, aux appels, aux histoires pour évoquer ceux qui ne sont plus là. La course à la collecte de fonds, aux subventions publiques, lesquels, cycliquement, provoquent le scandale, quand l’argent a disparu ou n’a pas été utilisé à bon escient.

Biagio Picardi

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Né à Lagonegro, petite village de la Lucanie, Biagio Picardi se déplace à Milan après le diplôme de Sciences de la Communication et devient journaliste et commentateur sportif en écrivant pour Eurocalcio, Vero, Di Tutto, Extra et Stop. Dans ses 15 ans de carrière, il a été collaborateur avec plusieurs revues (Focus Storia, Donna Moderna, Playboy) et il a ainsi interviewé des personnage de hautes niveau comme Giulio Andreotti et Alda Merini, Marcello Lippi et Giorgio Bocca, Steve McCurry et Pippo Baudo.