L’exécutif des techniciens a duré un peu plus d’un an. Treize mois de larmes et sang, de manœuvres lourdes comme blocs de pierre, de maladresse et succès internationaux. La note qui laisse le gouvernement Monti est salée : 42 milliards d’euros.

Le gouvernement du « Professore » entre en charge officiellement le 18 novembre 2011 avec la confiance presque unanime du Parlement (après que le spread et le Président Napolitano avaient débranché le courant au gouvernement de Berlusconi), est meurt hier après-midi, avec les démissions du Professeur présentées au Quirinale.

401 jours en tout; treize mois qui seront rappelés par l’histoire surtout pour les « remèdes amers » faits avaler à l’Italie pour sauver le navire à un pas du naufrage. Le symbole image restera la promesse d’accoler à la rigueur « croissance et équité » un engagement destinée à rester sans aucune action. Ainsi que les coupes au budget des coûts de la politique qui ne verront jamais la lumière. Mais l’année de Mario Monti a été aussi celle de l’effondrement du spread et du retour de l’Italie au centre des négociations européennes, après qu’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy avaient liquidé Silvio Berlusconi entre petits rires et l’évidence que nous n’étions pas fiables.

Mais un chiffre raconte plus que d’autres l’héritage laissé au pays par le gouvernement des techniciens : 42,1 milliards. C’est le montant total des manœuvres « larmes et sang » lancés il y a ces treize mois. S’il n’est s’agit pas de la fin du monde…