Les larmes d’une femme contre toute la haine du monde. L’émotion de ceux et celles qui se sont battus pour l’une des plus grandes lois de civilisation de l’histoire de notre pays, la régularisation des travailleurs immigrés, une loi qui portera pour toujours son nom. La tension qui se dissout tout à coup après des semaines d’âpres conflits, même contre les plus haineux sur le réseaux qui ne lui pardonnaient, non pas ses idées, ni ses propositions, mais la force avec laquelle elle les a soutenues jusqu’au bout, au prix même de renoncer à la charge et au fauteuil de ministre. On peut apprécier ou pas Teresa Bellanova, on peut ou pas la trouver sympathique, mais cela n’a pas d’importance ; hier soir, avec ses yeux, elle nous a appris qu’il existe encore une politique capable de s’émouvoir et de changer la vie des gens, de centaines de milliers de personnes, de nous tous. Ce sont les larmes d’une femme qui s’est éreintée, a lutté toute sa vie pour atteindre un résultat comme celui d’hier soir. Les larmes d’une femme qui a combattu et a gagné. Respect, rien qu’un immense respect pour Teresa Bellanova. Une femme.