C’est un fait indéniable, les élections en Europe ont ouvert la vanne à la montée des extrémismes dans de nombreux pays du continent. Le nier serait inutile et alourdirait encore plus le poids de notre déception. Jamais il n’y eut autant de consensus à l’échelle européenne. Cela signifie-t-il pour autant que nous sommes face à une dérive fasciste imminente dans nos pays respectifs ? Je ne le crois pas. Le « monstre » qui hante nos nuits démocratiques est loin de s’imposer. Du moins pour l’instant.
Avant de vous laisser découvrir les analyses de Giuseppe Santoliquido et de Matthieu Amarré, je voudrais vous livrer mon point de vue au sujet de ce « fascisme qui revient ».
Tout d’abord, pour éviter toute ambiguïté ou incompréhension, disons tout de suite que l’antifascisme n’est pas une opinion mais une manière d’être face à l’ignominie de cette idéologie que nous devons combattre de toutes nos forces. Cela dit, devons-nous, vraiment, craindre un retour imminent du fascisme en Europe ? Rien n’est moins sûr. À mon sens, le problème est à chercher ailleurs. Il est plus sournois et moins visible que l’on ne croit et donc plus difficile à combattre, car il concerne le changement de mentalité et par conséquent culturel qui s’est emparé de nos peuples.

Rocco Femia