La mer, le vent, et encore la mer. La mer est partout à Trieste, simple étendue d’eau bien sûr, mais aussi creuset d’histoires, de souvenirs, d’est et d’ouest.


Pourtant, dans cette ville frontalière, la mer semble lointaine, loin des rues du centre qui grouillent de personnes, loin des lieux de culte de différentes religions où l’on récite des prières dans différentes langues, loin des personnes âgées, aimables si l’on s’adresse à elles, circonspectes lorsqu’on porte un sac à dos. Les vagues semblent loin des boutiques à la mode, des magasins tenus par les Chinois autour de la gare.

Vieux bras de fer

Dès les premiers pas, la Bora, un vent continental, froid et sec, nous pousse vers le cœur de la ville, nous fait passer par des ruelles et des places qui nous rappellent aussitôt le vieux bras de fer qui se joue entre les deux âmes de la cité, italienne et slave : Trieste, ou Trst, c’est selon. Les lieux portent tous deux noms, l’un ancien, l’autre nouveau, de ce qui fut, et de ce qui est.

Biago Picardi

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